Category: économie

  • RDC : hausse du carburant à Kinshasa, transport et alimentation immédiatement impactés

    RDC : hausse du carburant à Kinshasa, transport et alimentation immédiatement impactés

    La hausse du prix du carburant à Kinshasa commence à affecter directement le transport et le coût des produits alimentaires, accentuant la pression sur les ménages.

    Depuis quelques jours, une nouvelle hausse des prix du carburant est observée dans plusieurs stations-service de Kinshasa. Cette augmentation, bien que progressive, a déjà des répercussions visibles sur le quotidien des habitants.

    Entre transport plus cher et augmentation des prix dans les marchés, la population commence à ressentir fortement les effets de cette situation

  • Air Congo lance son premier vol Kinshasa–Johannesburg : une avancée majeure pour l’aviation en RDC

    Air Congo lance son premier vol Kinshasa–Johannesburg : une avancée majeure pour l’aviation en RDC

    Le secteur aérien congolais franchit un cap historique. Le 22 mars 2026, la compagnie nationale Air Congo a réalisé avec succès son tout premier vol commercial reliant Kinshasa à Johannesburg, avec une escale à Lubumbashi.

    Ce vol inaugural, très attendu, s’est conclu par un atterrissage sans incident à l’aéroport de Johannesburg, où l’appareil a été accueilli dans une ambiance chaleureuse et enthousiaste par les autorités aéroportuaires et les acteurs du secteur.

    Cette nouvelle liaison marque une étape stratégique dans le développement du transport aérien en République démocratique du Congo. En connectant directement Kinshasa à l’un des principaux hubs économiques d’Afrique australe, Air Congo renforce non seulement la mobilité des passagers, mais ouvre également de nouvelles perspectives pour les échanges commerciaux et l’intégration régionale.

    L’escale à Lubumbashi, deuxième pôle économique du pays, illustre la volonté de la compagnie de structurer un réseau domestique et régional cohérent, capable de soutenir la croissance économique nationale.

    Dans un contexte où la connectivité aérienne reste un défi majeur pour plusieurs pays africains, cette initiative positionne la RDC comme un acteur plus compétitif dans le transport régional. Elle pourrait également stimuler le tourisme, faciliter les investissements et renforcer les relations économiques avec l’Afrique du Sud.

    Air Congo a salué la confiance de ses passagers, de ses partenaires ainsi que de l’ensemble de la communauté aéronautique ayant contribué à la réussite de ce moment symbolique.

    Avec ce premier vol, la compagnie pose les bases d’une expansion ambitieuse et affirme sa volonté de connecter la RDC à la région comme jamais auparavant.

  • Carburant en RDC : le gouvernement déploie des mesures d’urgence pour éviter toute pénurie

    Carburant en RDC : le gouvernement déploie des mesures d’urgence pour éviter toute pénurie

    Face aux tensions persistantes sur le marché international des produits pétroliers, liées notamment à la situation géopolitique au Moyen-Orient, le gouvernement congolais passe à l’action pour sécuriser l’approvisionnement en carburant en RDC.

    Dans un communiqué conjoint publié ce lundi 23 mars 2026, le ministère de l’Économie nationale et le ministère des Hydrocarbures annoncent une série de mesures urgentes visant à éviter toute pénurie de carburant et garantir la stabilité du marché intérieur.

  • CNSSAP primée par l’IIA Congo : un modèle de gouvernance et d’excellence en RDC

    CNSSAP primée par l’IIA Congo : un modèle de gouvernance et d’excellence en RDC

    La Caisse nationale de sécurité sociale des agents publics de l’État (CNSSAP) confirme son ascension parmi les institutions publiques les plus performantes de la République démocratique du Congo. Le vendredi 13 mars 2026, elle a été honorée par un prix de distinction décerné par l’Institut des Auditeurs Internes du Congo (IIA Congo), lors d’une cérémonie officielle marquant un tournant majeur dans la reconnaissance de ses efforts en matière de gouvernance.

    Ce prix de mérite, remis au directeur général Junior Mata M’Elanga, vient consacrer une transformation profonde et stratégique de l’institution, désormais alignée sur les meilleures pratiques internationales. Bien plus qu’une simple distinction, cette reconnaissance positionne la CNSSAP comme un modèle de référence en matière de gestion publique moderne et performante.

    Une gouvernance structurée et tournée vers l’excellence

    Au cœur de cette distinction se trouve la mise en place d’un système de gouvernance robuste, fondé sur le modèle des trois lignes de défense. Cette approche permet de garantir un contrôle interne efficace, une gestion rigoureuse des risques et une transparence accrue dans la prise de décision.

    La CNSSAP a également su intégrer une culture de performance à travers un système de management de qualité conforme aux standards internationaux, notamment avec l’obtention de la certification ISO 9001. Ce cadre structurant permet à l’institution d’améliorer continuellement ses processus, tout en plaçant la satisfaction des bénéficiaires au centre de ses priorités.

    Une reconnaissance internationale de l’audit interne

    L’Institut des Auditeurs Internes du Congo (IIA RDC) a salué un autre pilier essentiel de cette réussite : la mise en place d’une fonction d’audit interne pleinement conforme aux normes de l’IIA Global (USA). Cette conformité garantit non seulement la crédibilité des mécanismes de contrôle de la CNSSAP, mais renforce également sa réputation à l’échelle internationale.

    Fait notable, l’ensemble des auditeurs internes de la CNSSAP sont membres de l’IIA RDC et disposent d’identifiants uniques délivrés par IIA Global. Une preuve tangible de leur professionnalisme et de leur reconnaissance dans la communauté internationale de l’audit.

    Un engagement renouvelé au service des agents publics

    Dans son allocution, le directeur général junior Mata M’Elanga a souligné que cette distinction est le fruit d’un travail collectif mené avec rigueur et humilité. Il a également réaffirmé l’engagement de la CNSSAP à poursuivre sa mission fondamentale : garantir une protection sociale efficace, transparente et durable pour l’ensemble des agents publics congolais.

    Une institution qui inspire confiance

    À travers cette récompense, la CNSSAP envoie un signal fort : celui d’une institution engagée dans une dynamique de modernisation continue, de transparence et de performance. Dans un contexte où la bonne gouvernance est plus que jamais essentielle, elle s’impose comme un exemple à suivre, tant au niveau national qu’international.

    Cette distinction ne marque pas une finalité, mais plutôt une étape clé dans un processus d’amélioration continue, où l’excellence devient la norme et la confiance, le socle de son action.

  • RDC : Fin de la spéculation sur le Franc congolais, la BCC annonce une normalisation

    RDC : Fin de la spéculation sur le Franc congolais, la BCC annonce une normalisation

    La Banque Centrale du Congo (BCC) a publié un communiqué ce 27 octobre 2025 pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution récente du marché des changes. L’institution monétaire indique que les “légères variations” observées ces derniers jours traduisent une “normalisation progressive du taux de change” du Franc congolais (CDF) face au dollar américain (USD).

    Selon la BCC, l’appréciation du Franc congolais, qui avait atteint un taux d’environ 2.100 CDF pour 1 USD, voire une moyenne de 1.800 CDF pour 1 USD sur le marché parallèle il y a plus d’une semaine, était principalement influencée par des “anticipations spéculatives à la baisse du dollar américain”. À cela s’ajoutait l’effet d’une “actualisation opérée en matière de réserves obligatoires cristallisées en franc congolais”. Ces facteurs, ayant désormais estompé leurs effets, permettent au marché de tendre vers un rééquilibrage.

    La Banque Centrale observe que depuis quelques jours, le Franc congolais “retrouve progressivement son taux d’équilibre”. Cette tendance est confirmée par les cours de change appliqués par les banques commerciales, qui sont désormais “très proches de ceux affichés au marché parallèle”.

    Face à ces dynamiques, la BCC réaffirme son engagement ferme à œuvrer pour la préservation de la stabilité du cadre macroéconomique. Elle assure qu’elle utilisera “tous les instruments de politique monétaire et de change dont elle dispose”, et ce, en concertation étroite avec le gouvernement, qui, pour sa part, conduit la politique budgétaire du pays.

    En conclusion de son communiqué, la Banque Centrale du Congo insiste sur sa crédibilité en déclarant : “La Banque Centrale du Congo annonce ce qu’elle fera et fait ce qu’elle annonce.”

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Stabilité du Franc congolais face au dollar à Matadi, un signal économique ?

    RDC : Stabilité du Franc congolais face au dollar à Matadi, un signal économique ?

    Une stabilité du taux de change du franc congolais par rapport au dollar américain a été observée au début de la semaine du 20 octobre sur différents marchés de la ville de Matadi, chef-lieu du Kongo Central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo. C’est ce qu’a constaté ce lundi l’Agence Congolaise de Presse (ACP) lors d’une descente sur le terrain.

    Cette accalmie se manifeste concrètement sur le marché parallèle, souvent révélateur des tendances réelles. Un cambiste du centre-ville, ayant requis l’anonymat, a ainsi indiqué que « Aujourd’hui, cette stabilité porte ses fruits sur le marché parallèle où le dollar américain s’échange à 22.000 francs congolais (fc), voire 22.250 fc dans le centre-ville de Matadi, et entre 20.000 fc et 21.000 fc dans d’autres communes ».

    Cette tendance à la stabilité est corroborée par d’autres observations locales. Une autre source a précisé qu’au cours de cette même période, le taux pour 100 dollars américains oscillait entre 220.000 fc pour l’achat et 225.000 fc pour la vente. Ces chiffres traduisent une certaine constance par rapport à la semaine précédente, confirmant la tendance à la stabilisation observée sur les marchés de Matadi.

    S. Tenplar Ngwadi

  • Lubumbashi : La farine de maïs enfin abordable, les ménages respirent !

    Lubumbashi : La farine de maïs enfin abordable, les ménages respirent !

    C’est une bouffée d’air frais pour les habitants de Lubumbashi. Après des mois de difficultés pour se procurer de la farine de maïs, un aliment de base de leur alimentation, son prix a connu une baisse significative, passant de 50 000 à 35 000 francs congolais le sac. Une réduction substantielle qui se fait sentir sur les marchés et dans les foyers.

    Les étals des marchés Kenya et Katuba, autrefois clairsemés, regorgent désormais de sacs de farine. “Depuis des mois, il était très difficile d’acheter un sac”, confie une ménagère, rencontrée au marché Kenya. “Aujourd’hui, avec 35 000 francs, on peut nourrir la famille pendant plusieurs jours.” Un témoignage qui illustre le soulagement général.

    Cette amélioration de la situation est attribuée à la baisse du taux de change du dollar américain. Selon plusieurs commerçants, cette dépréciation de la devise américaine a contribué à stabiliser les prix des denrées importées, dont la farine de maïs.

    “Nous avons reçu de nouveaux stocks à un coût plus bas”, explique un détaillant du marché de la Katuba. “La demande reste forte, mais au moins, la farine redevient accessible.” Les grossistes ont ainsi pu ajuster leurs prix, permettant à la farine d’être à nouveau à la portée de la bourse des consommateurs.

    La situation à Lubumbashi se retrouve également à Likasi, la deuxième ville du Haut-Katanga, où le sac de farine se négocie actuellement à 37 000 FC. Les autorités locales se félicitent de cette évolution, espérant qu’elle contribuera à améliorer le pouvoir d’achat des ménages.

    Si cette baisse du prix de la farine ne résout pas tous les problèmes économiques des habitants de Lubumbashi, elle représente néanmoins un signal positif et un regain d’espoir. Les familles espèrent désormais que cette accalmie se propagera à d’autres produits de première nécessité, permettant d’améliorer leur quotidien.

     

    Emmanuel Kalasa, Correspondant à Lubumbashi

  • RDC : La BCC serre la vis aux cambistes, menaces de sanctions face à la spéculation sur le franc congolais

    RDC : La BCC serre la vis aux cambistes, menaces de sanctions face à la spéculation sur le franc congolais

    L’appréciation continue du franc congolais, bien que positive en théorie, se heurte à des pratiques déloyales qui compromettent sa stabilité. La BCC, par la voix de son premier vice-Gouverneur Dieudonné Fikiri Alimasi, dénonce avec fermeté “les mauvaises pratiques de certains bureaux de change et cambistes manuels personnes physiques enregistrées sur le marché des changes”. Disparités de taux, spreads excessifs, affichage de taux spéculatifs… Autant de dérives qui poussent l’institution à réagir.

    Au cœur du problème : le non-respect de l’instruction administrative n°007 (modification n°3) de 2023, qui encadre l’activité de change manuel en RDC. La BCC rappelle que cette instruction interdit notamment “l’affichage des taux à l’extérieur de leurs bureaux sur la place publique”. Un rappel à l’ordre ferme, assorti de menaces : “Les services compétents se déploieront davantage en vue de procéder au contrôle sur place, à l’effet de s’assurer de son respect et de suggérer des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au retrait de l’agrément, le cas échéant.”

    La BCC appelle “la corporation des cambistes manuels à respecter scrupuleusement ladite instruction et à s’abstenir de toute mauvaise manipulation ou spéculation du taux de change qui perturbe le fonctionnement normal du marché des changes.” Un appel à la responsabilité, doublé d’une mise en garde aux particuliers : “La BCC saisit cette occasion pour inviter le grand public à s’adresser uniquement aux banques commerciales et aux bureaux de change agréés pour toute opération d’achat et/ou de vente de devises.” La liste de ces derniers est disponible sur le site internet de la BCC (www bcc.cd).

     

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Baisse de 300 CDF du litre d’essence à Kinshasa, annonce Mukoko Samba

    RDC : Baisse de 300 CDF du litre d’essence à Kinshasa, annonce Mukoko Samba

    Bonne nouvelle pour les automobilistes de Kinshasa et de la zone Ouest de la République démocratique du Congo. Le vice-Premier ministre chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé une nouvelle baisse des prix du carburant, applicable dès ce mercredi 8 octobre. L’annonce, relayée par la cellule de communication de son ministère, constitue une véritable bouffée d’oxygène pour les habitants de la capitale congolaise.

    Invité sur les ondes de Top Congo FM, le ministre a précisé que le litre d’essence passera de 2 990 à 2 690 francs congolais, soit une baisse de 300 francs, tandis que le gasoil reculera de 2 890 à 2 680 francs congolais, une diminution de 210 francs par litre.

    Cette décision s’inscrit dans la continuité des mesures prises en 2024, lorsque le gouvernement avait déjà réduit le prix de l’essence de 3 340 à 2 990,49 francs congolais. À l’époque, l’exécutif avait assuré qu’il suivait de près l’évolution des cours mondiaux du pétrole et qu’il restait « déterminé à préserver le pouvoir d’achat des Congolais ». La nouvelle baisse confirme donc cet engagement.

    Daniel Mukoko Samba a souligné que les réformes engagées dans la distribution des produits pétroliers se poursuivent, avec l’objectif de maintenir une tendance à la baisse sur le marché des biens et services dépendant de ces ressources énergétiques.

    Par ailleurs, pour garantir un approvisionnement régulier en carburant, le ministère a lancé le remboursement des manques à gagner supportés par les opérateurs du secteur, tout en veillant à ce que ces compensations n’alourdissent pas excessivement les charges du Trésor public. Une équation délicate à résoudre, mais essentielle pour assurer un approvisionnement stable et à des prix abordables.

     

    La rédaction

  • RDC : Kinshasa impose le franc congolais pour l’affichage des prix, une mesure de souveraineté monétaire

    RDC : Kinshasa impose le franc congolais pour l’affichage des prix, une mesure de souveraineté monétaire

    Le gouvernement congolais renforce sa politique de souveraineté monétaire. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a signé un arrêté ministériel, rendu public ce 7 octobre, qui impose désormais l’obligation d’afficher et de facturer tous les biens et services exclusivement en Franc congolais (CDF). Cette mesure, qui modifie et complète un arrêté de 2018, entre dans le cadre d’une stratégie plus large visant à consolider la monnaie nationale sur le marché intérieur.

    L’objectif affiché est de « normaliser les repères monétaires sur le marché intérieur » et de préserver les équilibres économiques, a précisé le ministère de l’Économie. En imposant l’affichage et la facturation en CDF, le gouvernement entend renforcer la confiance dans la monnaie nationale et encourager son utilisation dans les transactions courantes.

    Pour autant, Kinshasa se veut rassurant : « Il ne s’agit pas d’une interdiction d’utiliser les devises ». Le ministère précise que les transactions contractuelles peuvent toujours être réglées en devises étrangères, conformément aux lois en vigueur et aux règlements de la Banque centrale du Congo. Cette flexibilité vise à ne pas perturber les échanges commerciaux et à maintenir la fluidité des transactions.

    L’arrêté ministériel, publié au Journal officiel du 14 août 2025, s’inscrit dans un ensemble de réformes économiques visant à améliorer la transparence et la stabilité du marché intérieur congolais. Reste à voir comment cette mesure sera accueillie par les acteurs économiques et quel sera son impact réel sur l’utilisation du franc congolais au quotidien.

     

    S. Tenplar Ngwadi