Category: politique

  • RDC : Des partis politiques d’opposition suspendus après le conclave de Nairobi

    RDC : Des partis politiques d’opposition suspendus après le conclave de Nairobi

    Les arrêtés, émanant du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemin Shabani, mettent un coup d’arrêt aux actions des partis PISTE de l’opposant Seth Kikuni et LGD de Matata Ponyo. L’opposant Theophile Mbemba est également visé par ces mesures. La raison principale invoquée par le gouvernement est leur participation au conclave de Nairobi, un événement qui a réuni plusieurs personnalités politiques autour de Joseph Kabila.

    La Vice-Primature de l’Intérieur justifie ces suspensions en rappelant le cadre légal et constitutionnel. Elle souligne que si l’article 6 de la Constitution de la République Démocratique du Congo consacre le pluralisme politique et le libre exercice des activités des partis, ces droits s’exercent dans le respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs, et doivent concourir à la conscience nationale et à l’éducation civique.

    Le gouvernement met également en avant le contexte sécuritaire précaire du pays. Il rappelle que la République Démocratique du Congo est actuellement sous le coup d’une agression par le Rwanda et ses supplétifs du M23/AFC, et qu’une partie de l’Est du pays est occupée par l’armée rwandaise et les forces négatives qu’elle soutient.

    Dans ce contexte, la Vice-Primature insiste sur les dispositions de l’article 6, alinéa 4, de la Constitution et de l’article 6 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 régissant les partis politiques. Ces textes stipulent que les partis politiques et leurs membres sont tenus au respect des principes de l’unité et de la souveraineté nationale. Par ailleurs, toute activité à caractère militaire, paramilitaire ou assimilé est strictement interdite aux partis politiques, quelle que soit sa forme.

    La rédaction

  • RDC : À Paris, Félix Tshisekedi accuse le Rwanda et le M23 d’une “tragédie prolongée” et implore l’aide humanitaire

    RDC : À Paris, Félix Tshisekedi accuse le Rwanda et le M23 d’une “tragédie prolongée” et implore l’aide humanitaire

    Depuis Paris, le Président Félix Tshisekedi a livré un réquisitoire cinglant et un appel pressant. Il a directement imputé la crise humanitaire qui ravage l’Est de la RDC aux actions militaires du groupe armé AFC/M23, affirmant qu’il est “soutenu sur les plans logistique, financier et opérationnel par le Rwanda, en violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale de mon pays.” Une “réalité” qui, selon lui, est “aujourd’hui documentée et reconnue.”

    Le chef d’État congolais a dépeint un tableau sombre de la situation, rappelant que “depuis plus de trente ans, l’Est de la RDC saigne d’une plaie qui n’a jamais été refermée.” Il ne s’agit pas d’une “crise passagère”, mais d’une “tragédie prolongée, qui a déplacé des millions de femmes, d’hommes et d’enfants, détruit des vies, brisé des familles, affaibli le tissu social et compromis l’avenir de toute une génération.” La République Démocratique du Congo fait aujourd’hui partie des pays les plus durement frappés par les déplacements internes, avec des millions de personnes contraintes de fuir les violences, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Face à cette catastrophe humanitaire, la première demande du Président Tshisekedi concerne un “accès humanitaire immédiat, sécurisé, garanti.” Il a insisté sur la nécessité, “de toute urgence, de voies humanitaires sûres pour acheminer soins, nourriture, eau, abris et assistance psychologique aux populations prises au piège.” Au-delà de l’accès, il a sollicité “un engagement financier additionnel, ciblé, prévisible,” pour couvrir les besoins vitaux : “santé d’urgence, sécurité alimentaire, abris pour les déplacés, protection des survivantes de violences sexuelles, accès à l’eau potable.” Ce financement, a-t-il précisé, ne doit pas être vu comme une aide ponctuelle, mais comme “un investissement pour empêcher l’effondrement humanitaire d’une région stratégique pour la paix du continent.”

    Derrière les statistiques, le Président a rappelé l’humanité de la crise : “Derrière chaque statistique que nous citons aujourd’hui, il y a un enfant qui dort sous une bâche au lieu d’un toit. Il y a une mère qui a fui sans rien emporter sauf la main de son enfant. Il y a une communauté qui refuse de mourir, parce qu’elle croit encore en l’idée la plus simple, la plus belle et la plus juste : vivre en paix chez soi.”

    Félix Tshisekedi a conclu son intervention par un appel solennel à la communauté internationale : “Ce que nous demandons, c’est la vérité. Ce que nous demandons, c’est la justice. Ce que nous demandons, c’est la paix. Une paix durable.” Et d’ajouter, engageant son pays : “La République Démocratique du Congo prend ses responsabilités. Nous vous demandons de prendre les vôtres.”

    Le Conférence de Paris a mobilisé 1,5 milliards d’Euros pour la région des Grands Lacs.

    S. Tenplar Ngwadi

  • Le Président Tshisekedi foule le sol français pour un sommet crucial sur les Grands Lacs

    Le Président Tshisekedi foule le sol français pour un sommet crucial sur les Grands Lacs

    Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru, a foulé le sol français ce jeudi 30 octobre 2025. Le Chef de l’État congolais est à Paris pour prendre part à une conférence de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, un événement qui rassemble plusieurs dirigeants du monde.

    Organisées en étroite collaboration avec le Togo, dont le Président du Conseil des ministres est le médiateur désigné de l’Union africaine dans la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC, ces assises parisiennes visent à replacer la question congolaise au centre du débat international. Elles reconnaissent la nature complexe de la crise sécuritaire en RDC et ont pour objectif de mobiliser la communauté internationale autour d’une paix juste, durable et conforme au droit international.

    Cette initiative parisienne s’inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques déjà menés par les États-Unis d’Amérique à Washington et le Qatar à Doha. Face aux mutations géopolitiques, stratégiques et économiques actuelles, Paris entend ainsi s’aligner et apporter sa pierre à l’édifice de la stabilité régionale.

    Outre le Président Félix Tshisekedi, de nombreuses personnalités de premier plan sont attendues dans la capitale française. Parmi elles, le Président de la République française, Emmanuel Macron, le Président du Conseil des ministres du Togo, Faure Gnassingbe, ainsi que le ministre d’État du Qatar, Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, dont le rôle est crucial dans les médiations et la résolution des conflits. Le Président Donald Trump sera quant à lui représenté par Massad Boulos, Conseiller principal pour l’Afrique au département d’État. Une importante délégation de l’Union européenne, conduite par Madame Kaja Kallas, Haute représentante pour les Affaires étrangères et vice-Présidente de la Commission européenne, sera également présente à cette grand-messe diplomatique.

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : L’Union Sacrée désigne Aimé Boji pour le perchoir après consultations

    RDC : L’Union Sacrée désigne Aimé Boji pour le perchoir après consultations

    La course au perchoir de l’Assemblée nationale congolaise a trouvé son dénouement au sein de l’Union Sacrée. Ce mercredi 29 octobre, Aimé Boji Sangara a été désigné candidat officiel, mettant fin aux spéculations et aux tractations internes. L’annonce a été faite par le professeur André Mbata, secrétaire exécutif permanent de la plateforme, qui a tenu à souligner la légitimité de ce choix.

    Selon André Mbata, cette désignation n’est pas le fruit d’une décision unilatérale, mais bien le résultat d’un “large processus de consultations” ayant impliqué l’ensemble des autres candidats qui briguaient la prestigieuse fonction. Ce consensus s’est finalement bâti autour de l’autorité du président de l’Union Sacrée, Félix Tshisekedi, garantissant ainsi une cohésion politique derrière le candidat choisi.

    Aimé Boji Sangara se positionne désormais comme le favori pour prendre les rênes de la chambre basse du parlement, succédant à Vital Kamerhe. Son parcours et son appartenance à l’UNC, une composante majeure de la majorité, devraient lui assurer un soutien conséquent lors du vote final.

    La rédaction

  • RDC : Face à l’agression à l’Est, le Président Félix Tshisekedi invoque la mémoire de Mgr Munzihirwa et l’unité nationale

    RDC : Face à l’agression à l’Est, le Président Félix Tshisekedi invoque la mémoire de Mgr Munzihirwa et l’unité nationale

    Dans son allocution, le président Tshisekedi a rappelé que ce mois d’octobre n’est pas “ordinaire” pour les populations de l’Est, portant “les cicatrices de l’histoire” et le souvenir de ceux qui se sont “dressés, mains nues, contre l’humiliation, l’occupation et l’injustice”. Il a particulièrement rendu hommage à Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, assassiné le 29 octobre 1996 à Bukavu “au tout début d’une nouvelle guerre d’agression contre notre pays”, le qualifiant de “premier d’une longue lignée de Congolais” tombés pour avoir défendu la République. La mémoire de Mgr Emmanuel Kataliko et de Mgr Kambale Mbogha, également victimes des pressions et de la brutalité des rébellions, a été saluée.

    Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’octobre est un rappel de “trente années d’agressions, de déplacements forcés, de familles arrachées à leurs terres, de villages incendiés, de mères endeuillées, d’enfants orphelins”. Il a fermement dénoncé une “prédation par des forces extérieures et leurs complices locaux” sur le territoire congolais, tout en saluant la dignité inébranlable des populations malgré ces épreuves.

    En évoquant la mémoire de Mgr Munzihirwa, dont le processus de béatification se poursuit à Rome, Félix Tshisekedi a souligné une “exigence morale” universelle : celle de “dire la vérité, protéger les plus faibles, refuser toute forme de compromission et d’occupation, résister à l’injustice, défendre l’unité nationale”. Il a affirmé que la voix de l’archevêque, que l’on a voulu faire taire, “continue d’instruire notre conscience et de guider notre action”.

    Le Président a renouvelé ses encouragements et ses condoléances à l’Archevêque métropolitain de Bukavu, à son clergé et à tous les fidèles. Il a également rendu un vibrant hommage aux hommes et femmes tombés pour l’honneur de la République, aux familles résilientes, aux leaders communautaires, aux journalistes courageux, ainsi qu’aux Forces armées, aux services de sécurité et aux jeunes patriotes résistants Wazalendo qui défendent la patrie “avec un amour inconditionnel”.

    S’adressant directement aux populations de Bukavu, Goma, Minova, Beni, Uvira, Kalehe, Idjwi, Rutshuru, Masisi, Fizi et d’ailleurs, le président Tshisekedi a conclu par un message de réconfort et d’unité nationale : “L’État ne vous a pas oubliés. Ce que vous vivez n’est pas ‘votre problème là-bas à l’Est’. C’est notre problème à tous à Kinshasa comme à Bukavu, à Mbandaka comme à Goma, à Lubumbashi comme à Uvira.”

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Face à l’agression à l’Est, le Président Félix Tshisekedi invoque la mémoire de Mgr Munzihirwa et l’unité nationale

    RDC : Face à l’agression à l’Est, le Président Félix Tshisekedi invoque la mémoire de Mgr Munzihirwa et l’unité nationale

    Dans son allocution, le président Tshisekedi a rappelé que ce mois d’octobre n’est pas “ordinaire” pour les populations de l’Est, portant “les cicatrices de l’histoire” et le souvenir de ceux qui se sont “dressés, mains nues, contre l’humiliation, l’occupation et l’injustice”. Il a particulièrement rendu hommage à Mgr Christophe Munzihirwa Mwene Ngabo, assassiné le 29 octobre 1996 à Bukavu “au tout début d’une nouvelle guerre d’agression contre notre pays”, le qualifiant de “premier d’une longue lignée de Congolais” tombés pour avoir défendu la République. La mémoire de Mgr Emmanuel Kataliko et de Mgr Kambale Mbogha, également victimes des pressions et de la brutalité des rébellions, a été saluée.

    Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’octobre est un rappel de “trente années d’agressions, de déplacements forcés, de familles arrachées à leurs terres, de villages incendiés, de mères endeuillées, d’enfants orphelins”. Il a fermement dénoncé une “prédation par des forces extérieures et leurs complices locaux” sur le territoire congolais, tout en saluant la dignité inébranlable des populations malgré ces épreuves.

    En évoquant la mémoire de Mgr Munzihirwa, dont le processus de béatification se poursuit à Rome, Félix Tshisekedi a souligné une “exigence morale” universelle : celle de “dire la vérité, protéger les plus faibles, refuser toute forme de compromission et d’occupation, résister à l’injustice, défendre l’unité nationale”. Il a affirmé que la voix de l’archevêque, que l’on a voulu faire taire, “continue d’instruire notre conscience et de guider notre action”.

    Le Président a renouvelé ses encouragements et ses condoléances à l’Archevêque métropolitain de Bukavu, à son clergé et à tous les fidèles. Il a également rendu un vibrant hommage aux hommes et femmes tombés pour l’honneur de la République, aux familles résilientes, aux leaders communautaires, aux journalistes courageux, ainsi qu’aux Forces armées, aux services de sécurité et aux jeunes patriotes résistants Wazalendo qui défendent la patrie “avec un amour inconditionnel”.

    S’adressant directement aux populations de Bukavu, Goma, Minova, Beni, Uvira, Kalehe, Idjwi, Rutshuru, Masisi, Fizi et d’ailleurs, le président Tshisekedi a conclu par un message de réconfort et d’unité nationale : “L’État ne vous a pas oubliés. Ce que vous vivez n’est pas ‘votre problème là-bas à l’Est’. C’est notre problème à tous à Kinshasa comme à Bukavu, à Mbandaka comme à Goma, à Lubumbashi comme à Uvira.”

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Félix Tshisekedi revisite l’héritage de Mobutu, un geste fort pour une “relecture nuancée” de l’histoire

    RDC : Félix Tshisekedi revisite l’héritage de Mobutu, un geste fort pour une “relecture nuancée” de l’histoire

    Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué, ce mardi 28 octobre en début d’après-midi, une visite remarquée à l’exposition « Mobutu : une vie, un destin ». Organisée au sein du Musée national, non loin du Palais du peuple, cette initiative de la famille du Maréchal Mobutu vise à présenter une facette plus nuancée de l’ancien chef d’État, loin de l’image de dictateur souvent véhiculée à travers le monde.

    Accompagné par Nzanga Mobutu Ngbangaye, fils biologique et idéologique du défunt, le Chef de l’État s’est livré à une relecture documentée de la vie, du règne et de l’héritage du Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, qui a dirigé la République Démocratique du Congo (alors Zaïre) pendant plus de trois décennies.

    Bien au-delà d’une simple rétrospective, cette exposition immersive et inédite se veut un espace de mémoire collective et de réflexion sur le parcours du “vieux léopard”. Elle s’adresse à l’ensemble des Congolais, avec une attention particulière pour la jeunesse, souvent confrontée à une histoire méconnue ou fragmentée.

    Au cours de sa visite, le Président Tshisekedi a pu découvrir une collection exceptionnelle : photographies rares issues de fonds privés et publics, objets personnels et emblématiques ayant appartenu à l’ancien président, dont ses trônes, ainsi que des bustes et des monnaies anciennes.

    Après avoir parcouru l’ensemble des pièces exposées, Félix Tshisekedi a signé le livre d’or en hommage au feu Président Mobutu. « À travers cette exposition émouvante, la Nation congolaise redécouvre un chapitre méconnu de son histoire, incarné par la figure du Président Mobutu, un symbole de l’Union nationale, de l’affirmation de notre souveraineté et de la valorisation de nos racines culturelles authentiques », a-t-il écrit, soulignant l’importance de cette démarche mémorielle.

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : José Makila récuse l’agression étrangère à l’Est et interpelle Félix Tshisekedi

    RDC : José Makila récuse l’agression étrangère à l’Est et interpelle Félix Tshisekedi

    Dans une interview exclusive dont la vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux, José Makila Sumanda, ancien Vice-premier ministre des transports et figure de l’opposition, a jeté un pavé dans la mare en rejetant catégoriquement l’hypothèse d’une implication de l’armée étrangère dans l’insécurité grandissante qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo.

    Selon ce cadre de la famille politique de l’ancien président Joseph Kabila, le pays ne serait pas confronté à une agression extérieure. « Si la RDC est agressée par l’armée étrangère, que Félix Tshisekedi saisisse le Conseil de sécurité de l’ONU et déclare la guerre », a-t-il lancé, tout en confessant n’avoir jamais eu connaissance de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, laquelle exige pourtant le retrait immédiat de l’armée rwandaise du sol congolais.

    Co-fondateur de la plateforme politique “Sauvons le Congo”, José Makila estime que la seule solution à la crise sécuritaire actuelle réside dans un dialogue national inclusif, mené sous l’égide des prêtres de l’Église. Il a souligné la nécessité d’une “volonté patriotique” du régime en place pour la tenue de ces assises.

    Interrogé sur la condamnation à mort de Joseph Kabila par la justice militaire pour haute trahison à la nation et complicité avec un mouvement subversif, M. Makila a affirmé que la justice n’avait pas fourni de preuves matérielles attestant ces allégations.

    Ali Biayi

  • RDC : Le Sénateur Ivan Kazadi propose une réforme migratoire majeure pour une gestion « moderne et souveraine » des étrangers

    RDC : Le Sénateur Ivan Kazadi propose une réforme migratoire majeure pour une gestion « moderne et souveraine » des étrangers

    Le paysage migratoire de la République démocratique du Congo pourrait connaître une transformation profonde. Le sénateur Ivan Kazadi Kankonde a déposé, ce lundi 27 octobre 2025, au Sénat, une proposition de loi ambitieuse portant sur le régime général de l’entrée, du séjour et de l’éloignement des étrangers sur le territoire national. Ce texte, présenté comme une réforme capitale, vise à moderniser en profondeur la gestion de la présence étrangère et à supplanter l’ordonnance-loi obsolète de 1983, jugée inadaptée aux réalités contemporaines.

    Initiateur de cette réforme et par ailleurs président du groupe politique “Le Peuple d’abord” et membre de la Mosaïque UDPS, le sénateur Kazadi entend doter la RDC d’un cadre juridique « moderne, complet et souverain ». Ce nouveau dispositif encadrerait l’entrée, le séjour, l’intégration et l’éloignement des étrangers, tout en garantissant scrupuleusement leurs droits fondamentaux.

    « L’esprit de cette proposition de loi est celui d’une ouverture maîtrisée : accueillir ceux qui veulent légalement contribuer au développement du pays, tout en luttant contre l’immigration irrégulière et les atteintes à la sécurité nationale », a expliqué l’élu du Haut-Katanga à la presse, juste après le dépôt de son texte. Il estime que cette réforme comblera les lacunes de l’ancien système, notamment en clarifiant le statut des étrangers et en harmonisant la législation nationale avec la Constitution de 2006 et les traités internationaux ratifiés par la RDC.

    Parmi les innovations phares, la proposition de loi introduit la régularisation administrative pour des cas spécifiques (humanitaires, familiaux ou économiques) et renforce considérablement les prérogatives de la Direction générale de migration (DGM), appelée à devenir un véritable organe de régulation migratoire.

    Le texte prévoit également la création de nouveaux titres de séjour destinés à attirer les compétences étrangères, l’instauration d’un parcours d’intégration républicaine incluant l’apprentissage du français et la connaissance des institutions nationales, ainsi qu’un encadrement juridique clair des procédures de régularisation, de renvoi et d’expulsion, le tout dans le respect de la dignité humaine.

    Pour le sénateur Kazadi, cette initiative marque « le passage d’une logique de police à une logique de gouvernance migratoire moderne », conciliant ainsi humanité, sécurité et souveraineté.

    S. Tenplar Ngwadi

  • Lubumbashi : La nomination de Joyce Tunda à la mairie enflamme le Haut-Katanga et exacerbe les tensions identitaires

    Lubumbashi : La nomination de Joyce Tunda à la mairie enflamme le Haut-Katanga et exacerbe les tensions identitaires

    La désignation de Joyce Tunda Kazadi à la tête de la mairie de Lubumbashi par le ministère de l’Intérieur suscite une vive indignation au Haut-Katanga. Jean Michel Kalwa, président national de l’association socioculturelle SEMPYA, a fustigé cette décision, la qualifiant d’« humiliation » pour Patrick Kafwimbi, désormais rétrogradé au poste de maire adjoint, et une grave atteinte aux aspirations du peuple autochtone.

    Dans une déclaration prononcée ce lundi, M. Kalwa a martelé que cette nomination méprise la volonté populaire et la légitimité de Patrick Kafwimbi, que la communauté autochtone reconnaît comme « le seul maire légitime ». Pour le leader de la SEMPYA, cette décision est une remise en question flagrante de la représentativité locale, et il appelle le Président de la République à intervenir sans délai pour l’annuler.

    Allant plus loin, Jean Michel Kalwa pose un ultimatum : à défaut d’un retour à un ordre qu’il estime juste, il exige la démission pure et simple de Patrick Kafwimbi de son poste d’adjoint, refusant que ce dernier serve de prudence à une décision qu’il juge imposée et inique. Ce bras de fer souligne avec acuité les tensions communautaires persistantes autour de la gouvernance municipale à Lubumbashi.

    Emmanuel Kalasa, Correspondant à Lubumbashi