Category: Santé

  • RDC : Grippe et toux, Kinshasa face à une flambée d’infections respiratoires

    RDC : Grippe et toux, Kinshasa face à une flambée d’infections respiratoires

    Depuis près de trois semaines, la capitale congolaise est confrontée à une recrudescence notable des affections respiratoires. Une vague de grippe, accompagnée de toux persistante et de fièvre, perturbe le quotidien et suscite l’inquiétude dans de nombreux quartiers de Kinshasa.

    Les témoignages se multiplient, illustrant la pression exercée sur les ménages. « Nous avons vécu de forts moments de handicap sanitaire à la maison. Mes enfants cadets ont attrapé la grippe et la toux, accompagnées de fièvre », confie Bobette Ngoy, habitante de la commune de Kalamu, dont le récit fait écho à celui de nombreuses familles kinoises.

    Si l’origine exacte de cette flambée reste à déterminer, certains observateurs lient cette situation aux récents changements climatiques. « Je ne sais pas si c’est dû à la météo ou autre chose, mais nous savons bien que ce genre de maladies revient souvent pendant la saison sèche », rappelle Marie Mbamba, ancienne pharmacienne, soulignant un phénomène récurrent.

    Face à cette situation, le personnel soignant appelle à la vigilance. Les structures sanitaires enregistrent déjà une augmentation significative des consultations pour infections respiratoires. « C’est une épidémie, il faut renforcer le système immunitaire et consulter dès les premiers signes », alerte Yembu, infirmière dans un centre de santé de la place.

    Les professionnels de la santé insistent sur le repos, une bonne hydratation et le respect des mesures d’hygiène pour limiter la propagation du virus.

    En l’absence d’une communication officielle du ministère de la Santé, les Kinois espèrent une atténuation rapide de cette vague, afin que la vie reprenne son cours normal dans la capitale.

    Nathan Kumba

  • RDC : Appel urgent à évacuer 80 corps abandonnés à la morgue des Cliniques universitaires de Kinshasa

    RDC : Appel urgent à évacuer 80 corps abandonnés à la morgue des Cliniques universitaires de Kinshasa

    Un appel pressant a été lancé ce vendredi 23 octobre, par la direction des Cliniques universitaires de Kinshasa (CUK) au gouvernement provincial, en particulier au ministère provincial de la Santé, pour évacuer quatre-vingts (80) corps abandonnés depuis 2024 dans la morgue de l’établissement.

    Joseph Bodi Mabiala, médecin directeur adjoint des CUK, a expliqué que la morgue ne dispose que de seize (16) places disponibles, rendant impossible la conservation adéquate des dépouilles. Il a également souligné que l’institution n’a ni les moyens ni la capacité d’organiser cette évacuation, d’où l’urgence d’une intervention gouvernementale.

    Cette situation met en lumière une problématique sensible liée à la gestion des corps non réclamés en République démocratique du Congo, soulignant l’insuffisance des infrastructures adaptées et le besoin d’un soutien institutionnel accru.

    La rédaction

  • Épidémie de choléra en RDC : MSF tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation nationale

    Épidémie de choléra en RDC : MSF tire la sonnette d’alarme et appelle à une mobilisation nationale

    La République démocratique du Congo est confrontée à une flambée inquiétante du choléra. D’après Médecins sans frontières (MSF), 20 des 26 provinces du pays sont désormais touchées par cette épidémie qui s’étend à grande vitesse. Entre janvier et la mi-octobre, plus de 1 700 décès ont été enregistrés.

    L’organisation humanitaire alerte sur une aggravation de la situation, avec l’apparition de nouveaux cas dans des zones de santé jusque-là épargnées. À l’origine de cette propagation fulgurante : une combinaison de facteurs structurels et conjoncturels. Les inondations récurrentes, les conflits armés, les déplacements massifs de population, ainsi que le manque d’accès à l’eau potable et à des installations d’assainissement fonctionnelles rendent les communautés particulièrement vulnérables.

    À l’approche de la saison des pluies, les risques de contamination s’intensifient, suscitant l’inquiétude des acteurs humanitaires. Pour MSF, il est désormais impératif de traiter le choléra comme une urgence nationale. L’organisation plaide pour une réponse coordonnée, alliant l’accès rapide aux soins, la vaccination et des investissements de fond dans les infrastructures d’eau et d’assainissement.

    Cette épidémie s’inscrit dans un contexte plus large de précarité sanitaire, notamment dans l’est du pays. Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dresse un constat alarmant : dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, le système de santé est au bord de l’effondrement. Plus de 85 % des structures sanitaires manquent de médicaments, et près de 40 % du personnel a déserté les établissements. Dans le Nord-Kivu, plus d’un tiers des centres de santé en zone de conflit ont été détruits, pillés ou abandonnés.

    Face à cette crise multidimensionnelle, les appels à l’action se multiplient, dans l’attente d’une réponse gouvernementale à la hauteur de l’urgence.

    La rédaction

  • RDC – Grand Katanga : Près de 19 000 cas de rougeole et choléra recensés en 2025, MSF alerte

    RDC – Grand Katanga : Près de 19 000 cas de rougeole et choléra recensés en 2025, MSF alerte

    La situation sanitaire devient critique dans les provinces du Grand Katanga. Depuis janvier 2025, Médecins Sans Frontières (MSF) a enregistré près de 10 000 cas de rougeole et environ 9 000 cas de choléra dans le Lualaba, le Haut-Katanga, le Haut-Lomami et le Tanganyika, tirant la sonnette d’alarme sur une crise de santé publique aux multiples facettes.

    Face à la propagation fulgurante de la rougeole, MSF a lancé dix campagnes de vaccination ciblées auprès des enfants de 2 à 59 mois, atteignant plus de 523 000 enfants. L’organisation rappelle que seule une couverture vaccinale d’au moins 95 % peut enrayer efficacement l’épidémie.

    Concernant le choléra, MSF appelle à une approche multisectorielle, combinant accès à l’eau potable, assainissement, hygiène et meilleure coordination avec les autorités sanitaires locales.

    Milena Bretou Klein, responsable du projet MSF à Lubumbashi, a exhorté à poursuivre et intensifier les efforts, avertissant qu’en l’absence d’une réponse rapide et coordonnée, les flambées risquent de se multiplier, mettant en danger des milliers de vies, particulièrement celles des enfants.

     

    Emmanuel Kalasa, Correspondant à Lubumbashi

  • RDC : Une 16e épidémie d’Ebola confirmée dans la province du Kasaï

    RDC : Une 16e épidémie d’Ebola confirmée dans la province du Kasaï

    La République démocratique du Congo fait face à une nouvelle résurgence du virus Ebola. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Dr Roger Samuel Kamba, a annoncé ce jeudi 04 septembre, à Kinshasa la confirmation d’une nouvelle épidémie dans la zone de santé de Bulape, située dans la province du Kasaï, au centre-sud du pays.

    Appuyée par une chaîne complète d’investigation et des analyses scientifiques rigoureuses, la détection concerne la souche Zaïre, l’une des plus virulentes du virus. Il s’agit de la 16e flambée recensée sur le territoire congolais depuis la toute première apparition d’Ebola en 1976, dans la localité de Yambuku.

    Une équipe d’intervention rapide a déjà été déployée pour évaluer la situation sur le terrain et enclencher les premières mesures de riposte. Le ministère de la Santé prévoit également une coordination étroite avec l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’autres partenaires afin de contenir au plus vite la propagation du virus.

    Pays parmi les plus exposés aux épidémies d’Ebola, la RDC appelle à une mobilisation collective et à une vigilance accrue pour enrayer cette nouvelle flambée dans une région encore peu touchée par les précédentes crises sanitaires.

     

    La rédaction

  • RDC – Lutte contre la polio : à Gemena, des jeunes en première ligne pour sensibiliser les familles

    RDC – Lutte contre la polio : à Gemena, des jeunes en première ligne pour sensibiliser les familles

    À Gemena, dans la province du Sud-Ubangi, la jeunesse s’est mobilisée avec détermination pour la campagne de vaccination contre la poliomyélite, organisée du 28 au 30 août 2025 par le Programme élargi de vaccination (PEV), en partenariat avec plusieurs organisations sanitaires.

     

    Au cœur de cette dynamique : 49 u-reporters, dont 27 jeunes femmes, qui se sont investis dans des actions de sensibilisation de proximité. Porte-à-porte, messages communautaires, échanges directs avec les familles… Les jeunes ont été les fers de lance d’une mobilisation sociale intense visant à convaincre les parents de faire vacciner leurs enfants de moins de 5 ans, même ceux ayant déjà reçu des doses antérieures.

     

    « En expliquant calmement aux familles, nous faisons tomber les résistances. La vaccination, c’est un acte d’amour pour nos enfants », explique Pierrette, 24 ans, l’une des u-reporters engagées sur le terrain.

     

    L’approche a porté ses fruits. Plusieurs familles ont témoigné de leur changement d’attitude face à la maladie. « Quand ce sont des jeunes du quartier qui nous parlent, c’est plus rassurant », confie Marie Dakuzu, mère de trois enfants désormais vaccinés.

     

    La poliomyélite, maladie virale pouvant entraîner une paralysie irréversible, reste une menace dans certaines régions du monde, mais elle est évitable grâce à une couverture vaccinale complète. À Gemena, l’engagement des jeunes prouve une nouvelle fois que la sensibilisation communautaire est un pilier indispensable de la lutte contre les maladies évitables.

     

    Avec l’appui du PEV et de ses partenaires, Gemena devient un exemple de mobilisation citoyenne où la jeunesse joue un rôle central dans la construction d’un avenir sans polio.

     

    Folguy Isanga

  • RDC – Alerte Mpox : Plus de 600 cas recensés, flambée de la variole simienne inquiète

    RDC – Alerte Mpox : Plus de 600 cas recensés, flambée de la variole simienne inquiète

    La République Démocratique du Congo (RDC) est confrontée à une recrudescence de la variole simienne (Mpox). Selon un communiqué du ministère de la Santé publique, de l’Hygiène et de la Prévoyance sociale, 608 cas ont été notifiés à la 28ème semaine épidémiologique, du 7 au 12 juillet 2025.

     

    Le ministère a identifié plusieurs foyers de contamination préoccupants, avec des concentrations de cas particulièrement élevées dans les provinces de la Tshopo (60 cas), de l’Ituri (16 cas), du Sankuru (13 cas) et du Bas-Uele (10 cas).

     

    La situation à Kinshasa est également suivie de près. Le communiqué révèle des disparités significatives dans les taux d’occupation des structures de prise en charge. Le centre Vijana affiche un taux d’occupation élevé de 39,2% avec 7 cas suspects, tandis que le centre Cinquantenaire-Masina, malgré sa capacité importante de 94 lits, enregistre un faible taux d’occupation de seulement 2,12%. La clinique Kinoise n’a, quant à elle, aucun patient enregistré à ce jour.

     

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Alerte sur le choléra, surveillance accrue malgré la baisse des cas de Mpox

    RDC : Alerte sur le choléra, surveillance accrue malgré la baisse des cas de Mpox

    Le ministère de la Santé publique a tenu ce lundi une réunion stratégique pour évaluer la situation épidémiologique en République Démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le Mpox et le choléra. Présidée par le Dr Roger Kamba, cette réunion de suivi a permis de constater une évolution contrastée des deux maladies.

    Si les données relatives au Mpox indiquent une tendance générale à la baisse, avec plus de 603 000 personnes vaccinées et une diminution des cas suspects investigués chaque semaine, les autorités sanitaires restent vigilantes. Depuis le début de l’année 2024 (jusqu’en 2025), 90 994 cas suspects ont été recensés, dont 26 613 confirmés. Une attention particulière est portée à l’évolution démographique des personnes touchées, le virus affectant désormais davantage les enfants plus âgés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Parallèlement, la situation du choléra suscite une vive inquiétude. Au cours de la semaine écoulée, 2 085 nouveaux cas ont été signalés, soit une augmentation de 19 % par rapport à la semaine précédente, avec 95 décès enregistrés. Sur 83 échantillons analysés, 42 % se sont révélés positifs.

    Face à cette recrudescence, le gouvernement a annoncé un renforcement des mesures de lutte contre le choléra, notamment l’ouverture de nouveaux centres de traitement, la distribution de kits d’hygiène et le lancement de campagnes de sensibilisation dans les zones les plus touchées. Les autorités sanitaires rappellent l’importance du respect des mesures d’hygiène de base, telles que le lavage des mains, la désinfection de l’eau et la gestion adéquate des déchets, pour contenir la propagation des deux maladies.

  • RDC : Alerte choléra, plus de 1500 cas recensés en une semaine, Tshopo et Sud-Kivu en première ligne

    La République démocratique du Congo est confrontée à une flambée alarmante de choléra. Selon un communiqué du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, 1516 cas confirmés ont été rapportés au cours de la 26ème semaine épidémiologique, du 23 au 29 juin 2025.

    La situation est particulièrement préoccupante en raison des taux de positivité élevés, dépassant les 35 %, et des taux de létalité alarmants, oscillant entre 1 et 16 % selon les provinces.

    Les provinces les plus touchées par cette recrudescence de la maladie sont la Tshopo, qui concentre 30 % des cas nationaux, et le Sud-Kivu, où l’on recense 20 % des cas. Ces chiffres soulignent l’urgence de renforcer les mesures de prévention et de prise en charge dans ces régions.

    Le ministère de la Santé publique n’a pas détaillé les causes de cette recrudescence, mais l’accès limité à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que la précarité des conditions de vie dans certaines zones, sont des facteurs favorisant la propagation de la maladie.

  • RDC : Félix Tshisekedi annonce l’Assurance Maladie Obligatoire lors de la 12e Session de la Conférence des Gouverneurs de Province à Kolwezi

    RDC : Félix Tshisekedi annonce l’Assurance Maladie Obligatoire lors de la 12e Session de la Conférence des Gouverneurs de Province à Kolwezi

    Ce mardi 10 juin, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi, a ouvert la 12e Session de la Conférence des Gouverneurs de Province à Kolwezi, marquant une étape significative dans son engagement pour le bien-être des Congolais. Avec la mise en œuvre progressive de l’Assurance Maladie Obligatoire comme l’une des mesures phares, le chef de l’État a souligné l’importance d’une réforme qui vise à transformer le paysage de la santé en RDC.

    Lors de son discours, le Président Tshisekedi a expliqué comment cette initiative découle d’un dialogue social inclusif conduit au sein du Conseil National du Travail. Les modalités de cotisation, établies de manière équitable, prévoient une contribution de 2 % à la charge des employeurs et de 0,5 % pour les travailleurs. Cette approche collaborative témoigne de la volonté du gouvernement de créer un système qui bénéficie à tous les acteurs de la société.

    L’Assurance Maladie Obligatoire ambitionne d’élargir l’accès aux soins de santé, tout en renforçant la protection financière des ménages. En mobilisant des ressources domestiques, la RDC espère réduire sa dépendance à l’aide internationale, un enjeu essentiel dans la construction d’un avenir durable pour le pays.

    Le Président a également souligné une attention particulière accordée aux catégories les plus vulnérables, notamment les Forces Armées, la Police, les agents de l’État et les populations indigentes. “C’est un acte fort de justice sociale et de reconnaissance envers ceux qui protègent notre pays”, a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’un système de santé inclusif qui répond aux besoins de tous.

    Cet engagement de la part de Félix-Antoine Tshisekedi est accueilli avec espoir par la population congolaise, et marque une avancée significative vers la réalisation d’un système de santé accessible et équitable pour tous les citoyens.