Category: societé

  • RDC : Lancement en grande pompe du parti Lisekwa ya Congo à Gemena, Sanguma Mossai rallie l’Ubangi à Tshisekedi

    RDC : Lancement en grande pompe du parti Lisekwa ya Congo à Gemena, Sanguma Mossai rallie l’Ubangi à Tshisekedi

    La ville de Gemena, dans le Sud-Oubangui, a été le théâtre du lancement officiel du nouveau parti politique, Lisekwa na Congo, fondé par le Professeur Docteur Pasteur Sanguma Temongonde Mossai. L’événement, qui marque un tournant politique pour cette région du nord-ouest de la RDC, a attiré une importante délégation nationale et internationale .

    Plus de 40 personnalités, dont 26 présidents fédéraux, le Sénateur Norbert Basengezi Katintima, ainsi que des invités venus des États-Unis, d’Afrique du Sud et de la République Centrafricaine, ont assisté à la naissance du mouvement, témoignant de son rayonnement au-delà des frontières.

    Devant une foule enthousiaste, le Professeur Sanguma a axé son discours sur les thèmes de l’unité, de la paix et, surtout, du travail. « Travaillons pour nous développer, n’attendons pas toujours des autres », at-il exhorté, appelant la population du Sud-Ubangi à cesser les attaques et blessures contre les autorités sur les réseaux sociaux.

    Le fondateur de Lisekwa au Congo a également affirmé le soutien de son parti au Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, saluant ses efforts pour le rétablissement de la paix dans l’Est du pays. Il a encouragé la population à suivre son exemple : « Je vous encourage à rétrousser vos manches et à travailler pour développer notre pays », at-il martelé, citant l’ancien Président Mobutu Sese Seko.

    Évoquant son propre parcours, le Professeur Sanguma a souligné l’importance de l’éducation, rappelant que c’est la souffrance endurée pour accéder au savoir qui l’a poussé à créer l’Université Protestante de l’Oubangui à Gemena.

    La présence du Sénateur Norbert Basengezi Katintima, Président national de l’ANCE, était symbolique, selon le Professeur Sanguma, car elle permettait de constater les retombées du travail accompli par le sénateur en 2009 en tant que ministre de l’Agriculture.

    La vision, les missions et le plan d’action de Lisekwa na Congo seront présentés au public lors de la cérémonie de clôture ce dimanche 2 novembre à l’Institut du 4 Octobre Athénée de Gemena.

    Folguy Isanga

  • RDC : Paie des fonctionnaires, des ajustements techniques retardent le lancement mais le déblocage est imminent

    RDC : Paie des fonctionnaires, des ajustements techniques retardent le lancement mais le déblocage est imminent

    Les agents de l’État en République Démocratique du Congo devront patienter quelques jours de plus pour percevoir leurs salaires. Prévus initialement plus tôt, les versements sont désormais annoncés pour le début de la semaine prochaine, soit le lundi 3 ou le mardi 4 novembre 2025. C’est ce qu’a annoncé le Comité de suivi de la paie ce vendredi, après une réunion d’évaluation.

    Ce léger report, a précisé le Comité, est dû à des travaux d’harmonisation technique jugés indispensables entre les ministères des Finances et du Budget. L’objectif : garantir la cohérence des données de la masse salariale de l’État, prévenir toute erreur de versement et renforcer la transparence de la chaîne de paiement.

    Malgré ce contretemps, l’instance se montre rassurante. L’état liquidatif des salaires est désormais « stabilisé », et les opérateurs de paie sont prêts à procéder aux versements dès que les fonds seront disponibles. « Le processus suit son cours normal et les agents peuvent s’attendre à percevoir leurs salaires dans les tout prochains jours », a confirmé une note officielle.

    Dans un pays où la régularité du paiement des salaires est un indicateur clé de la stabilité financière et administrative, cette annonce vise à dissiper les inquiétudes suscitées par les précédents retards. Le Comité s’est engagé à un suivi rigoureux auprès des ministères et institutions financières concernées pour assurer la stricte application des directives gouvernementales.

    Nathan Kumba

  • Bassin du Congo : Greenpeace Afrique mobilise les OSC pour un front uni avant la COP30

    Bassin du Congo : Greenpeace Afrique mobilise les OSC pour un front uni avant la COP30

    Greenpeace Afrique RDC a lancé ce jeudi la deuxième édition de sa conférence des Organisations de la Société Civile (OSC) du Bassin du Congo. Pendant deux jours, la capitale congolaise est le théâtre de débats cruciaux visant à forger une stratégie sous-régionale pour la justice climatique, la protection des forêts et la dignité des peuples autochtones.

    Inaugurées par la ministre nationale de l’Environnement, Madame Marie Nyange, ces assises rassemblent des représentants d’OSC venus de la République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée Équatoriale et de la République Centrafricaine.

    Les discussions s’articuleront autour de thématiques essentielles, telles que l’évaluation du contexte régional et national lié au changement climatique, à la conservation de la biodiversité et à la protection des peuples autochtones. Des témoignages poignants sur les impacts des activités foncières à grande échelle, forestières, minières, pétrolières, gazières et agro-alimentaires viendront enrichir les échanges.

    Pour Georges Milumbu, coordonnateur de Greenpeace Afrique RDC, cette conférence représente une opportunité majeure : « Elle doit nous permettre de construire un front uni, solide et stratégique à l’approche de la COP30, un front capable de défendre notre patrimoine commun : le Bassin du Congo, ses forêts, ses peuples et sa biodiversité. »

    Depuis plus de deux décennies, Greenpeace Afrique œuvre aux côtés des communautés et des organisations pour défendre les droits environnementaux, promouvoir des modèles de développement durables et faire entendre la voix du continent dans les espaces de décision internationaux.

    Freddy Lupata

  • Bassin du Congo : Greenpeace Afrique et les OSC exigent des bailleurs la fin de la déforestation et un partage équitable des ressources

    Bassin du Congo : Greenpeace Afrique et les OSC exigent des bailleurs la fin de la déforestation et un partage équitable des ressources

    Les organisations de la société civile (OSC) membres de Greenpeace Afrique ont réaffirmé, depuis la capitale congolaise, leur engagement à porter la voix des communautés locales et des peuples autochtones dans les instances décisionnelles nationales, régionales et internationales, notamment en vue de la COP30.

    Cette déclaration intervient au terme de deux jours de débats organisés par Greenpeace Afrique RDC. L’objectif : défendre les droits environnementaux, promouvoir des modèles de développement durable et assurer une représentation significative de l’Afrique sur la scène mondiale.

    Les représentants des OSC de chaque pays ont souligné leur détermination à renforcer les capacités régionales pour amplifier cette voix. Ils se sont engagés à une veille active et rigoureuse pour surveiller, documenter et dénoncer sans relâche tout projet d’investissement ou décision sensible qui contribuerait à une déforestation massive, à la perte de biodiversité ou porterait atteinte aux droits des communautés locales.

    Dans la foulée, ils ont lancé un appel pressant aux gouvernements, aux bailleurs de fonds, aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux institutions régionales et internationales. Leur exigence : mettre un terme à la déforestation illégale et à l’exploitation non durable des ressources naturelles.

    « Nous appelons à freiner la déforestation, à encourager les efforts de conservation, à soutenir l’autodétermination des peuples autochtones et à assurer un partage juste et équitable des bénéfices issus de l’exploitation des ressources, afin que les populations concernées en soient les premières bénéficiaires », ont-ils martelé.

    Ces assises ont rassemblé des représentants d’organisations de la société civile de la République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de la République Centrafricaine.

    Freddy Lupata

  • RDC : Assani Ongala Hassan reconduit à la direction générale adjointe du Fonds forestier national

    RDC : Assani Ongala Hassan reconduit à la direction générale adjointe du Fonds forestier national

    Parmi les nominations rendues publiques ce vendredi 31 octobre 2025 par le président Félix Tshisekedi, figure la reconduction d’Assani Ongala Hassan au poste de Directeur Général adjoint du Fonds Forestier National (FFN), organe rattaché au ministère de l’Environnement.

    Déjà en fonction depuis 2023, il avait assuré l’intérim à la tête de la direction générale suite à la suspension d’Honoré Mulumba, accusé de détournement de fonds. Sous sa direction par intérim, le FFN s’est illustré par sa performance : près de 18 milliards de francs congolais versés au Trésor public via la DGRAD, et plus d’un milliard de francs congolais aux budgets provinciaux via la taxe d’abattage.

    Depuis 2023, l’institution enregistre également des excédents budgétaires mensuels évalués à 61,5 millions de FC, témoignant de sa gestion rigoureuse.

    En juin 2025, Assani Ongala Hassan a reçu un diplôme de mérite du groupe 100% Fatshi, en reconnaissance de son engagement et des résultats obtenus à la tête du FFN. La cérémonie s’était tenue au siège national de l’institution à Kinshasa.

    Elohim Mfinda

  • RDC : Le Fonds Forestier National au cœur d’une tentative de “coup de force”

    RDC : Le Fonds Forestier National au cœur d’une tentative de “coup de force”

    La société civile congolaise, reconnue pour son engagement en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence environnementale, a exprimé sa vive préoccupation suite aux événements survenus ce vendredi 31 octobre 2025 au sein des installations du Fonds Forestier National (FFN).

    Dans la matinée, des personnes non identifiées se sont présentées pour forcer l’entrée de l’institution. Leur objectif était d’imposer une remise et reprise précipitée, en exécution de l’Arrêté ministériel n°005/CAB/MIN/EDD-NEC/MNN/KNB/dld/10/2025 du 28 octobre 2025, portant réhabilitation du Directeur Général précédemment suspendu.

    Cette action est jugée particulièrement grave. Elle a été menée en dehors de toute procédure légale et, surtout, en dépit d’une instruction judiciaire toujours en cours, ouverte par le Parquet Général près le Tribunal de Grande Instance de la Gombe. Pour la société civile, il s’agit d’une entrave manifeste à la justice et d’une violation flagrante du principe de présomption d’innocence et de l’État de droit.

    La société civile met fermement en garde contre toute tentative d’intimidation ou de passage en force visant à neutraliser l’enquête en cours ou à faire disparaître des preuves relatives aux irrégularités de gestion, déjà dénoncées par la Cour des Comptes.

    Face à cette situation, elle appelle la Première Ministre Judith Suminwa à instruire sans délai la suspension de toute remise et reprise jusqu’à la clôture de l’instruction judiciaire. Elle exhorte également la Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat à surseoir à l’exécution de son arrêté, et les services de sécurité à assurer la protection des installations du FFN et de son personnel.

    Par ailleurs, les partenaires techniques et financiers sont invités à rester vigilants face à cette situation, susceptible de compromettre la crédibilité de la gouvernance environnementale de la RDC, à l’approche de la COP30.

    La société civile réaffirme sa détermination inébranlable à défendre la transparence, la justice et la redevabilité dans la gestion des fonds publics alloués à la protection des forêts congolaises et à la lutte contre le changement climatique.

    La rédaction

  • RDC : Le Ministre d’État Grégoire Mutshail impulse l’accélération du développement rural via le projet PRISE et ses infrastructures concrètes

    RDC : Le Ministre d’État Grégoire Mutshail impulse l’accélération du développement rural via le projet PRISE et ses infrastructures concrètes

    Un mois seulement après la visite du ministre d’État, ministre du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, dans les provinces du Kwango, Kwilu et Kasaï, les effets de ses orientations commencent déjà à se faire sentir. Fidèle à la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui prône un développement partant de la base, le Projet de Renforcement des Infrastructures Socio-Économiques de Base (PRISE) poursuit son déploiement avec des résultats tangibles.

    De nouveaux ouvrages au Kasaï

    Au Kasaï, de nouveaux ouvrages voient le jour, transformant le quotidien des populations. Dans la localité de Luange, territoire de Kamonia, le projet PRISE vient de réaliser un fourrage d’une capacité de 100 à 150 mètres cubes, doté d’un réseau de distribution long de 3 à 5 km. Les travaux de génie civil, la construction du château d’eau ainsi que les branchements particuliers ont été exécutés en un temps record, conformément aux directives du Ministre d’État.

    Des chantiers similaires sont en cours dans la localité de Kabambayi (territoire de Luebo), ainsi qu’à Kamuesha (territoire de Kamonia). Ici, plusieurs ouvrages sortent de terre : un fourrage moderne, le centre de santé de Pengye, l’école primaire Mudilange, le marché rural de Kamuesha, ainsi que des latrines publiques pour les écoles Abbé Ndaye et Tshipata. Sous la supervision du coordonnateur national du projet, l’ingénieur Déo Nsunzu, la phase II du PRIX s’annonce prometteuse, avec un rythme d’exécution accéléré et un suivi rigoureux.

    Des avancées notables au Kasaï Central et dans d’autres provinces

    Dans la province voisine du Kasaï Central, le projet répond efficacement aux besoins essentiels des populations en matière d’eau potable, de santé et d’assainissement. Les territoires de Dibaya, Luiza, Demba et Kazumba bénéficient déjà de ces interventions.

    Lancé dans sa deuxième phase, le projet PRIZE s’étend désormais à dix provinces, contre cinq lors de la phase initiale du démembrement des anciens Kasaï. Les nouvelles provinces couvertes sont le Kwango, le Kwilu, le Maï-Ndombe, le Haut-Lomami et le Maniema.

    Dans cette dernière, les résultats sont particulièrement encourageants : à Kibombo, chef-lieu du territoire éponyme, le taux d’exécution des ouvrages est passé de 85 à 95 %. Un forage équipé d’un château d’eau de 30 mètres cubes et d’un réseau de distribution de près de 5 km y est en voie d’achèvement, suscitant une vive émotion parmi les habitants témoins de cette transformation.

    Un engagement gouvernemental en action

    Le ministre d’État Grégoire Mutshail Mutomb peut se féliciter de constater que ses instructions sont strictement respectées et que les équipes techniques du PRISE continueront le travail avec détermination et efficacité. Cette dynamique confirme l’engagement du gouvernement à matérialiser la politique du développement à la base, pilier de l’action du Chef de l’État. Grâce à une gestion rigoureuse et à un suivi rapproché, le projet PRISE continue de poser les jalons d’un développement rural durable et inclusif à travers la République Démocratique du Congo.

    La rédaction

  • RDC : La CNPAV révèle un détournement massif de fonds destinés aux victimes de guerre et dénonce l’opacité minière

    RDC : La CNPAV révèle un détournement massif de fonds destinés aux victimes de guerre et dénonce l’opacité minière

    La Coalition “Le Congo n’est pas à vendre” (CNPAV) a tenu une conférence de presse ce mercredi 29 octobre 2025 pour présenter ses récentes publications et prises de position sur des dossiers majeurs. Au cœur des débats : la deuxième édition du prix “Kanyaka Rushwa”, des enquêtes sur la corruption, les notes relatives à Mutanda Mining, et la réaction officielle de la CNPAV à la note Ventora, le tout sous le prisme de la transparence, de la redevabilité et de la lutte contre la corruption en RDC.

    Un rapport du Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL ASBL), rendu public le 25 septembre 2025, a mis en lumière une gestion opaque des 194,9 millions de dollars américains du Fonds spécial de Répartition et d’Indemnisation en Faveur des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Ces fonds, encaissés entre janvier 2022 et décembre 2024 sur le compte du ministère de la Justice, devaient en partie indemniser les victimes de la guerre de Kisangani. Selon Christelle Nsimba Ngoyi, membre de la CNPAV, sur les 105,1 millions de dollars américains alloués à ces indemnisations, seuls 2,08 millions de dollars (soit 1,98%) auraient été effectivement versés aux ayants droit au 8 octobre 2024.

    L’enquête du CREFDL révèle que ces fonds auraient transité par au moins dix comptes bancaires à la Rawbank, dont sept directement sous la responsabilité du ministre de la Justice. Pire, 4,2 millions de dollars auraient servi à financer les activités d’un bureau de change, CLIC CHANGE SARL, et des véhicules auraient été acquis pour le compte du secrétariat général du ministère de la Justice. Au total, sur les 194,9 millions de dollars reçus de l’Ouganda, le CREFDL a pu retracer 184,7 millions de dollars qui auraient été gérés par le ministère de la Justice entre 2022 et 2024. Face à ces constats, le CREFDL exhorte la Première ministre à dissoudre le FRIVAO, la justice à ouvrir une enquête contre les gestionnaires de ces fonds, et la Cour des comptes à publier son rapport d’audit.

    Dirk Shaka, coordinateur de la CNPAV, a également annoncé la remise, le 9 décembre 2025 à Kinshasa, de la deuxième édition du prix “Kanyaka Rushwa”. Cette distinction récompense les individus et organisations intègres qui se sont illustrés dans la lutte contre la corruption en RDC, visant à valoriser et encourager leurs actions. Concernant la polémique autour des transactions liées au projet minier Mutanda Mining et la note du groupe Ventora, Dirk Shaka a réaffirmé que les chiffres avancés par la CNPAV étaient “justifiés, basés sur des sources ouvertes et crédibles”, et que les montants décriés avaient été “vérifiés”.

    Enfin, la CNPAV a lancé un appel à la population, suisse et non-suisse, pour soutenir une pétition visant à ce que le gouvernement helvétique restitue l’argent perçu suite à la condamnation de Glencore dans l’affaire Ventora, afin que ces fonds bénéficient aux populations vulnérables congolaises.

    Freddy Lupata

  • RDC : Lugushwa dévastée par un incendie meurtrier, le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega lance l’alerte humanitaire

    RDC : Lugushwa dévastée par un incendie meurtrier, le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega lance l’alerte humanitaire

    Dans la nuit du dimanche 26 octobre 2025, le centre de Lugushwa, situé dans le groupement de Bawandeme (territoire de Mwenga, Sud-Kivu), a été le théâtre d’une tragédie dévastatrice. Un incendie d’une rare violence a réduit en cendres plus de 400 ménages, entraînant des pertes en vies humaines et laissant des centaines de familles dans le dénuement le plus total. Face à ce désastre humanitaire, M. Crispin Mpombo, Président du Conseil des Jeunes de l’Espace Lega, a lancé un appel urgent à la solidarité nationale et internationale.

    Les premières informations recueillies sur place ont caractérisé un tableau apocalyptique : maisons d’habitation, boutiques, dépôts et de nombreuses infrastructures sociales de base ont été complètement consumées par les flammes, anéantissant des années d’efforts et de subsistance pour la population locale.

    Profondément ému par l’ampleur de la catastrophe, le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega a exprimé sa vive compassion envers toutes les familles touchées. Son président, Crispin Mpombo, exhorte les autorités provinciales, les organisations humanitaires, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, à une mobilisation immédiate et massive pour venir en aide aux sinistres.

    « Nous invitons les institutions publiques et privées, les ONG locales et internationales, ainsi que la diaspora légitime à se mobiliser pour apporter une assistance rapide aux victimes de Lugushwa », a-t-il fermement déclaré, soulignant l’urgence de la situation.

    Pour coordonner au mieux cette aide vitale, le Conseil des Jeunes s’engage à dépêcher une mission d’évaluation sur le terrain dans les prochains jours. L’objectif sera d’identifier précisément les besoins les plus pressants et d’optimiser les actions de solidarité, afin de reconstruire l’espoir dans cette communauté durablement éprouvée.

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : Face à la recrudescence des braquages, le gouvernement et la police de Kinshasa promettent une riposte ferme

    RDC : Face à la recrudescence des braquages, le gouvernement et la police de Kinshasa promettent une riposte ferme

    Le Gouvernement congolais exprime une vive préoccupation face au regain de braquages qui sévit dans le pays, particulièrement dans la capitale. Des mesures ont été prises pour éradiquer ce phénomène criminel qui prend de l’ampleur à Kinshasa et dans d’autres villes de la République Démocratique du Congo, ont indiqué les autorités.

    En réponse à cette vague d’insécurité, la Police nationale congolaise (PNC) a annoncé, ce dimanche 26 octobre, l’arrestation de plusieurs présumés criminels, désormais mis à la disposition de la justice. Le commissaire divisionnaire Israël Kantu Bankulu, commandant de la police de Kinshasa, a confirmé ces interpellations, sans toutefois préciser le nombre exact de suspects. Il a par ailleurs affirmé que la traque des autres bandits encore en cavale se poursuivait activement.

    Dans ce contexte, le commandant Kantu Bankulu a lancé un appel pressant à la population, l’exhortant à travailler en synergie avec les services de sécurité. « Si par hasard, ils (les habitants) peuvent avoir connaissance de leur cachette ou de leur lieu de fuite, qu’ils n’hésitent pas de venir nous informer pour qu’on puisse mettre la main dessus et les mettre hors d’état de nuire », a précisé l’officier, soulignant l’importance de la collaboration citoyenne.

    Au cours des deux dernières semaines, la capitale congolaise a été le théâtre d’au moins trois cas de braquage, dont l’un a tragiquement coûté la vie à un sujet libanais dans la partie Est de Kinshasa, selon les rappels de la police. Cette recrudescence, décriée par les structures de la société civile et les acteurs politiques de l’opposition, a poussé les autorités à rassurer la population.

    La question a été au centre des discussions du Conseil des ministres tenu ce vendredi 25 octobre, sous la présidence du Chef de l’État. Patrick Muyaya, porte-parole du Gouvernement, a précisé dans son compte rendu que les « actes de braquage et attaques par des criminels enregistrés ces derniers jours dont les cibles ont été des agences financières, les régies financières, les magasins et dépôts dans Lubumbashi et d’autres agglomérations » ont été examinés. Face à cette « tendance haussière à l’approche de fin d’année », le ministère de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières a pris les dispositions nécessaires pour répondre à ce fléau, a-t-il ajouté, soulignant que « la plupart des criminels sont pour la plupart des repris de justice ».

    S. Tenplar Ngwadi