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  • RDC : Jean-Marc Kabund, de retour, torpille Tshisekedi et absout Kabila

    RDC : Jean-Marc Kabund, de retour, torpille Tshisekedi et absout Kabila

    Après des mois de silence, Jean-Marc Kabund, président du parti politique Alliance pour le Changement (ACH) et ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, a fait un retour fracassant sur la scène politique congolaise. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à Kinshasa, Kabund a tiré à boulets rouges sur la gestion de Félix Tshisekedi à la tête du pays, marquant une rupture nette avec l’ancienne coalition au pouvoir.

    Dans une déclaration qui résonne comme un coup de tonnerre, l’opposant a clairement affirmé être “en procès avec Félix Tshisekedi, et non Kabila”. Il a martelé : « Il faut oublier Kabila, le problème actuel c’est Tshisekedi », dédouanant ainsi l’ancien président de la République et recentrant le débat sur l’actuel chef de l’État.

    Face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays, caractérisée par l’agression rwandaise, Jean-Marc Kabund a préconisé la voie du dialogue national et inclusif, qu’il estime indispensable pour le retour de la paix. Il a par ailleurs brandi un ultimatum : « Si Tshisekedi n’organise pas encore le dialogue, le 15 décembre nous serons dans les rues dans une marche pacifique pour réclamer la tenue de ces assises ». Un avertissement lancé sur un ton ferme, déplorant la politique mise en place par le gouvernement congolais dans la quête de résolution à la crise sécuritaire.

    Cette première sortie médiatique de Jean-Marc Kabund après sa libération de prison intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, où plusieurs partis politiques de l’opposition ont été suspendus par le gouvernement pour complicité présumée avec la rébellion. Un climat propice à l’escalade des tensions, dont l’intervention de Kabund pourrait bien être le nouvel épicentre.

    Ali Biayi

  • CAF Ligue des Champions : Lupopo face au défi du stade, Mazembe en option inattendue pour les Cheminots

    CAF Ligue des Champions : Lupopo face au défi du stade, Mazembe en option inattendue pour les Cheminots

    Le FC Saint-Éloi Lupopo, qualifié pour la prestigieuse phase de groupes de la Ligue des champions de la CAF, se retrouve confronté à un obstacle de taille avant même le coup d’envoi des hostilités. Son stade habituel, Kibassa Maliba, ne répond pas aux normes exigées par l’instance continentale, menaçant la tenue de ses matchs à domicile.

    Face à cette impasse technique, l’alternative la plus sérieuse et privilégiée se dessine du côté du grand rival. Selon des sources proches du club, le stade du TP Mazembe, situé dans le fief même du club, apparaît comme la solution la plus probable. Cette option permettrait aux supporters des Cheminots de vivre pleinement, et pour la première fois, l’ambiance de la phase de groupes de la Ligue des champions aux côtés de leur équipe.

    Pour l’heure, le club n’a pas encore officialisé sa décision. Toutefois, une annonce est attendue dans les prochains jours, cruciale pour confirmer le lieu des rencontres et organiser l’accueil des supporters dans les meilleures conditions.

    Emmanuel Kalasa

  • Doha : Le Président Félix Tshisekedi trace la voie d’une RDC de la justice sociale

    Doha : Le Président Félix Tshisekedi trace la voie d’une RDC de la justice sociale

    Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris la parole ce mardi 04 novembre, du haut de la tribune du Centre national des congrès du Qatar, à l’occasion de l’ouverture du Deuxième sommet mondial pour le développement social. Cet événement majeur, organisé par les autorités qataries sous l’égide de l’Assemblée générale des Nations Unies, a été l’opportunité pour le chef de l’État congolais de partager la vision de son pays.

    Dans une allocution de quelques minutes, le Président Tshisekedi a martelé que le développement social n’a de sens que s’il place la dignité humaine au cœur de l’action publique. Il a révélé que la République Démocratique du Congo (RDC) a résolument choisi de faire de ce principe le cœur de son projet national, avec un cap clair : « reconstruire un pays plus juste, plus équitable, plus solidaire ».

    « Dès le début de mon mandat, j’ai engagé le pays dans une transformation profonde de notre modèle de développement : rompre avec une vision purement extractive et centralisée, pour bâtir une économie tournée vers l’humain, vers la justice sociale, vers l’égalité des chances entre territoires, et vers la paix », a indiqué le Président de la République, soulignant ainsi une rupture stratégique.

    Convaincu qu’aucune paix durable n’existe sans justice sociale, le Chef de l’État a informé l’assistance des réformes ambitieuses entreprises par la RDC, notamment la mise en place de la Couverture Santé Universelle et l’éducation pour tous, concrétisée par la gratuité de l’enseignement de base.

    « Depuis 2023, les soins sont gratuits pour les femmes enceintes, les mères et les nouveau-nés. Cela signifie que donner la vie ne doit plus être un risque financier ni une condamnation à la précarité. C’est une avancée historique vers l’accès équitable aux soins pour les plus vulnérables », a-t-il déclaré, mettant en lumière l’impact direct de ces mesures.

    Au chapitre de l’éducation, le Président de la République a affirmé : « nous avons rendu l’enseignement primaire gratuit depuis 2020. Plus de 5 millions d’enfants ont pu aller à l’école ou y retourner. 5 millions d’enfants : ce sont 5 millions d’histoires individuelles qui ne basculeront pas dans l’analphabétisme et l’exclusion ». Poursuivant sur ce dossier, il a révélé que « pour consolider cette réforme et lutter contre l’inégalité des chances, nous déployons un programme national d’alimentation scolaire, afin qu’aucun enfant n’abandonne l’école parce qu’il a faim ».

    Pour clore son discours, le Chef de l’État a rassuré que « la RDC croit en un avenir où la justice sociale cessera d’être une promesse et deviendra un droit effectif. Elle y travaille, chez elle, chaque jour, malgré les épreuves. Elle est prête à y travailler avec vous, à vos côtés, dans un esprit de responsabilité et de respect mutuel ».

    Organisé trente ans après la première édition à Copenhague, au Danemark, le sommet de Doha vise à accélérer l’éradication de la pauvreté, la promotion de l’emploi plein et productif et du travail décent, ainsi que l’inclusion sociale, afin que personne ne soit laissé de côté dans un monde de plus en plus complexe et interconnecté.

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC – ‘Opposition belliciste’ : Rolly Mutshima salue la suspension de plusieurs partis

    RDC – ‘Opposition belliciste’ : Rolly Mutshima salue la suspension de plusieurs partis

    La décision du vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité de suspendre les activités de plusieurs partis politiques, accusés de complicité avec des mouvements subversifs, continue de susciter de vives réactions. L’analyste politique Rolly Mutshima apporte son soutien à cette mesure forte, qualifiant l’opposition actuelle de “belliciste”.

    Pour Rolly Mutshima, observateur avisé de la scène politique congolaise, aucune circonstance ne saurait justifier le recours aux armes contre les institutions légalement établies. Il salue ainsi la fermeté du gouvernement, y voyant une affirmation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Selon lui, de nombreux partis d’opposition seraient en intelligence avec des groupes rebelles, cherchant à renverser le pouvoir en place par la force plutôt que par les voies démocratiques et légales.

    Mutshima qualifie cette décision gouvernementale de “sage et patriotique”, estimant qu’elle mettra un coup d’arrêt aux “actions machiavéliques” de ces formations politiques.

    Parmi les formations visées par cette suspension figurent des poids lourds de l’échiquier politique, tels que le PPRD de Joseph Kabila, le LGD de Matata Ponyo, le MLP de Franck Diongo, Piste pour l’Émergence de Seth Kikuni, l’ATD de José Makila, ou encore l’AAP de Théophile Mbemba.

    Ali Biayi

  • Kinshasa : Jesus-Noel Sheke prolonge le contrôle technique et promet l’ordre routier avec l’opération « tosa ba tosa yo »

    Kinshasa : Jesus-Noel Sheke prolonge le contrôle technique et promet l’ordre routier avec l’opération « tosa ba tosa yo »

    Kinshasa s’apprête à un tour de vis sur ses routes. Le ministre provincial des Transports et de la Mobilité Urbaine, Jésus-Noël Sheke, a annoncé la prolongation du délai pour le contrôle technique obligatoire des véhicules jusqu’au 17 novembre. Parallèlement, il lance une vaste campagne de discipline routière baptisée “Tosa ba tosa yo”, promettant une application “inflexible” des nouvelles règles face à l’incivisme routier.

    Cette première mesure, répondant aux instructions du gouverneur, offre un sursis aux usagers pour se conformer à une exigence cruciale pour la sécurité routière dans la mégalopole congolaise.

    Mais l’ambition de Jésus-Noël Sheke va bien au-delà. La campagne “Tosa ba tosa yo” – “Obéis pour être obéi” en lingala – vise à en finir avec le chaos routier. Si son application effective ne débutera que le 5 janvier 2026, une phase d’information de 45 jours précédera cette échéance, notamment sur l’obligation d’une carte professionnelle pour tous les conducteurs. Dès le 10 novembre, des supports visuels seront déployés pour la sensibilisation. Le ministre a prévenu : les sanctions iront des amendes à la confiscation du véhicule ou de la carte professionnelle, et il se montrera “inflexible”.

    Face à l’anarchie souvent décriée sur les artères kinois, cette initiative suscite un mélange d’espoir et d’interrogations au sein de la population. Si l’aspiration à un trafic plus fluide et sécurisé est forte, l’efficacité et l’équité de l’application de ces nouvelles mesures seront scrutées. Les Kinois attendent une réelle amélioration, mais aussi une transparence et une absence d’abus dans la mise en œuvre de cette fermeté annoncée.

    S. Tenplar Ngwadi

  • RDC : À la CNN Global Conference, Judith Suminwa Tuluka fixe le cap : paix, économie, leadership féminin

    RDC : À la CNN Global Conference, Judith Suminwa Tuluka fixe le cap : paix, économie, leadership féminin

    La Première Ministre de la République Démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a marqué de son empreinte la CNN Global Perspectives Conference on Africa. Lors d’un échange de haut niveau avec Melissa Bell de CNN, elle a délivré un message clair et percutant, articulé autour de trois priorités stratégiques pour son pays et le continent.

    Au cœur de son intervention, la cheffe du gouvernement congolais a insisté sur l’urgence d’un retour durable de la paix dans l’Est de la RDC, soulignant l’impératif de protection des populations civiles. Elle a également plaidé pour des partenariats économiques plus équitables, fondés sur la transformation locale des minerais stratégiques, afin de créer des emplois et de la valeur ajoutée sur le sol congolais. Enfin, Judith Suminwa Tuluka a mis en avant la promotion du leadership féminin, qu’elle considère comme un moteur essentiel pour un développement plus inclusif.

    Cet échange, qui a souligné l’importance de la voix congolaise sur la scène internationale, s’est déroulé en présence du Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, ainsi que de nombreux dirigeants internationaux et investisseurs majeurs. Parmi eux figuraient des représentants de poids comme DP World, Afreximbank, MTN ou encore Tony Elumelu, témoignant de l’intérêt porté aux enjeux soulevés par la Première Ministre.

    La rédaction

  • CAF Ligue des Champions : Le FC Lupopo face à un défi colossal en phase de groupes

    CAF Ligue des Champions : Le FC Lupopo face à un défi colossal en phase de groupes

    Le FC Saint-Éloi Lupopo se prépare à un parcours semé d’embûches en Ligue des Champions de la CAF. Le tirage au sort de la phase de groupes a placé les Cheminots dans le Groupe C, un véritable défi face à des cadors du football continental.

    Les représentants congolais devront en découdre avec le Mamelodi Sundowns d’Afrique du Sud, récent finaliste et référence incontestée, Al Hilal du Soudan, habitué des joutes africaines et réputé pour sa rigueur tactique, ainsi que le MC Alger d’Algérie, un club expérimenté sur la scène internationale.

    Pour Lupopo, cette confrontation est à la fois une opportunité de se mesurer aux meilleurs et un test grandeur nature. Les Cheminots devront faire preuve de cohésion, de talent individuel et d’une stratégie irréprochable pour espérer rivaliser avec ces formations de haut niveau.

    Au-delà de la qualification, cette campagne africaine permettra au club de Lubumbashi d’évaluer sa progression et d’affirmer ses ambitions sur l’échiquier continental. Le défi est immense, mais il est aussi porteur d’un grand espoir pour les supporters et l’ensemble de la communauté sportive.

    Emmanuel Kalasa

  • CAF – Interclubs : Maniema Union dans un groupe relevé, le Wydad en épouvantail

    CAF – Interclubs : Maniema Union dans un groupe relevé, le Wydad en épouvantail

    L’unique représentant de la République Démocratique du Congo, l’AS Maniema Union, connaît désormais ses adversaires pour la phase de groupes des compétitions interclubs de la CAF. Le tirage au sort, effectué ce lundi à Johannesburg, a placé le club de Kindu dans un groupe relevé.

    Versé dans le Groupe B, Maniema Union devra en découdre avec le Wydad Athletic Club (WAC) de Casablanca (Maroc), Azam FC (Tanzanie) et Nairobi United (Kenya).

    La tâche s’annonce ardue pour les Kindusiens face notamment au géant marocain, le Wydad de Casablanca, habitué des joutes continentales et figurant parmi les poids lourds du football africain.

    Azam FC, bien que novice à ce stade de la compétition, ne sera pas à sous-estimer. Le club tanzanien pourra compter sur l’expérience de son nouvel entraîneur, le tacticien congolais Florent Ibenge, dont le palmarès continental est éloquent.

    Le coup d’envoi de cette phase de groupes est prévu entre le 21 et le 23 novembre.

    Ali Biayi

  • RDCongo: Delly Sessanga défend son passé “armé” et rejette l’étiquette de rébellion

    RDCongo: Delly Sessanga défend son passé “armé” et rejette l’étiquette de rébellion

    L’opposant congolais Delly Sessanga Hipungu, ancien député national et figure critique du régime actuel, a choisi une tribune étudiante à Kinshasa pour revenir sur son passé controversé aux côtés du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). Il a tenu à clarifier sa position, réfutant l’idée d’une “rébellion” et insistant sur la notion de “lutte armée”.

    Face aux étudiants des différentes universités de la capitale, le président du parti Envol a d’abord établi une distinction fondamentale. Pour lui, son engagement passé ne relevait pas de la rébellion, mais bien d’une lutte armée. Sessanga a argumenté que recourir aux armes contre un pouvoir qu’il jugeait “en panne de légitimité et de légalité” constitue une lutte armée, réservant le terme de rébellion à l’opposition contre une autorité légalement établie.

    L’ancien parlementaire a fermement nié toute implication dans des violences. « Pendant ma lutte armée, je n’ai tué personne. Si vous avez des preuves matérielles, démontrez cela. Vous connaissez bien les seigneurs de guerre de ce pays », a-t-il lancé, invitant à la nuance et à la distinction.

    Delly Sessanga a même revendiqué un héritage positif de son action, affirmant que c’est grâce à ce “combat armé” que la RDC est aujourd’hui dotée d’une constitution démocratique, et que la stabilité des institutions du pays a pu être instaurée.

    Ali Biayi

  • Kinshasa : Face à l’affluence, le contrôle technique des véhicules prolongé, un sursis bienvenu pour les Kinois

    Kinshasa : Face à l’affluence, le contrôle technique des véhicules prolongé, un sursis bienvenu pour les Kinois

    Un vent de soulagement souffle sur la capitale congolaise. Le contrôle technique obligatoire des véhicules, initialement prévu pour démarrer ce lundi 3 novembre 2025, a été reporté de deux semaines, offrant un sursis aux automobilistes jusqu’au lundi 17 novembre.

    L’annonce a été faite dimanche soir sur les antennes de la RTNC par le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke, agissant sur instruction du gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba.

    Justifiant cette décision, le ministre a souligné que « l’engouement observé ces derniers jours prouve la volonté des Kinois de se conformer à la loi. Pour éviter toute précipitation, nous avons accordé un délai supplémentaire de 14 jours ».

    Cette affluence, marquée par des files d’attente interminables et des conditions parfois difficiles dans les centres de contrôle, avait mis sous pression des centaines de conducteurs désireux de régulariser la situation de leurs véhicules.

    Ce sursis offre ainsi aux automobilistes un délai précieux pour s’acquitter de cette obligation sans la bousculade des derniers jours. Le gouvernement provincial espère, quant à lui, que cette extension permettra une meilleure organisation des opérations et une fluidité accrue dans les centres de contrôle à travers la ville.

    Nathan Kumba