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À l’approche du 15 août, date fixée par l’opposition comme échéance de son ultimatum pour la convocation d’un dialogue national, des signaux se multiplient dans…
À l’approche du 15 août, date fixée par l’opposition comme échéance de son ultimatum pour la convocation d’un dialogue national, des signaux se multiplient dans le camp présidentiel.
Le président Félix Tshisekedi pourrait prendre la parole dans les prochains jours sur la question du dialogue national en République démocratique du Congo (RDC), selon plusieurs sources concordantes.
En parallèle, le chef de l’État aurait récemment réuni des représentants des différentes confessions religieuses ainsi que les membres d’une commission spéciale, afin d’échanger sur les contours que pourraient prendre les futures assises.
Cette séquence intervient près d’un mois après l’accord de principe donné par Félix Tshisekedi en faveur de l’organisation d’un dialogue national. Les consultations actuellement menées semblent ainsi marquer une nouvelle étape, alors que les autorités réfléchissent aux modalités concrètes d’un éventuel processus.
Quel format pour le dialogue ?
Le format de ces éventuelles négociations demeure toutefois incertain. Plusieurs options seraient actuellement à l’étude, mais aucune formule n’aurait encore été officiellement retenue.
La question des participants pourrait notamment constituer un enjeu majeur. Le pouvoir devra déterminer les composantes appelées à prendre part aux discussions, ainsi que l’agenda et les objectifs assignés à ces assises.
L’opposition maintient la pression
De son côté, l’opposition maintient la pression sur le pouvoir. Elle réclame que plusieurs de ses conditions soient prises en compte avant toute ouverture formelle du dialogue.
Parmi ses principales revendications figurent notamment la libération de prisonniers politiques et l’inclusion de l’opposition armée dans le processus de négociation.
L’échéance du 15 août pourrait ainsi constituer un moment charnière. Une éventuelle prise de parole de Félix Tshisekedi permettrait de préciser les intentions du pouvoir et, surtout, de déterminer si les consultations en cours peuvent déboucher sur l’ouverture effective d’un dialogue national.
Pour l’heure, aucune date officielle de convocation des assises n’a encore été annoncée. Le contenu des prochaines déclarations présidentielles pourrait donc donner les premières indications concrètes sur la voie que Kinshasa entend emprunter.