Tribune
La revue de la littérature sur la trajectoire de développement renseigne la manière dont les pays aujourd’hui émergents ont décidé de leur sortie des crises. Une revue…
La revue de la littérature sur la trajectoire de développement renseigne la manière dont les pays aujourd’hui émergents ont décidé de leur sortie des crises.
Une revue des politiques comparées peut nous en dire plus.
Ces deux pays africains (11 & 12) ont des modèles économiques en cours de construction auxquels on peut ajouter le Nigéria, la Côte d’Ivoire et la RDC qui s’est dotée de son « Plan national stratégique de développement ».
Ailleurs en Afrique par contre, tout le monde si pas au moins tout acteur politique s’érige fondamentalement en opposant déclaré ou non du régime auquel il ne participe pas. Il s’observe que ceux qui dirigent depuis les indépendances africaines sont dans une posture d’auto-protection pour faire face aux critiques acerbes, ce qui paraît comme une stratégie délibérée ou pas de distraire par une prétendue opposition.
La RDC l’a vécu aux premières heures déjà à 3 mois de son indépendance et à toutes les autres étapes de gouvernance que le pays a connues. C’est comme si les querelles politiques en Afrique sont congénitales – si on emprunte le terme biologique – en considérant que ces querelles sont génétiques car transmises aux générations à la naissance de la République.
Mais, qu’à cela ne tienne. Maintenant, à qui la faute ? Selon la méthode d’analyse stratégique à laquelle nous avons recouru, les fautes ou les erreurs de parcours ou encore les dérapages sont partagés.
● D’une part, ceux qui ont dirigé depuis les indépendances africaines, ne s’efforcent pas à mettre en place des modèles économiques pour projeter leurs peuples dans un horizon bien connu et rassurant.
Les incertitudes du lendemain poussent les acteurs à verser dans l’immédiateté, la recherche du gain facile et la tolérance de la corruption.
Aussi, l’absence d’évaluations périodiques, de suivi et de sanctions positives et négatives à l’endroit des acteurs publics ne renforce pas la redevabilité.
En outre, les parlementaires africains, en général, eux qui devaient réguler la vie publique, sont dans une dualité politique majorité-opposition en s’éloignant des missions traditionnelles. Il s’érige ainsi des cercles des protégés, de ceux des non-protégés et s’en suivent enfin des jeux de ping-pong.