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L’opposition congolaise a fait appel à une ville morte ce mercredi 3 juin 2026, sur toute l’étendue de la RDC, pour protester contre toute eventuelle…
L’opposition congolaise a fait appel à une ville morte ce mercredi 3 juin 2026, sur toute l’étendue de la RDC, pour protester contre toute eventuelle modification ou changement de la constitution de 2006. Les initiateurs ont appelé la population à rester à domicile.
Reagissant à cet appel, le Vice-premier ministre en charge de la fonction publique, Jean-Pierre Lihau a, à travers une correspondance, mis en garde les cadres et fonctionnaire de l’État en cas d’absence au travail ce mercredi.
« Cet appel, qui ne s’inscrit ni dans le respect dans les dispositions pertinentes de la constitution de la République, ni des prescrits légaux et réglementaires en vigueur m’oblige en ma qualité de gardien du bon fonctionnement de l’administration et de la continuité des sévices publics de l’État à rappeler à tous les niveaux de responsabilité, quelques devoirs fondamentaux auxquels sont astreints l’administration publique et tous les agents de carrière des services publics de l’État », peut-t-on lire dans cette correspondance.
Ainsi les agents et fonctionnaires de l’État seront dans l’embarras de braver la peur face à tout ce qu’il y aura comme contrainte qui sera mise en place par les opposants congolais pour qu’ils puissent enfin vaquer à leurs occupations.
Face à cette initiative de l’opposition, les partisans du pouvoir entendent également occuper l’espace public. Plusieurs mouvements de soutien à la majorité ont annoncé une marche populaire destinée à défendre la réforme envisagée et à dénoncer ce qu’ils qualifient de campagne de désinformation menée par l’opposition.
Il faut dire que la concomitance de ces deux mobilisations suscite des inquiétudes. À Kinshasa, où les manifestations politiques ont souvent été marquées par des tensions entre militants et forces de sécurité, plusieurs observateurs redoutent des incidents ou des affrontements.
Des organisations de la société civile appellent à la responsabilité des acteurs politiques et au respect des libertés publiques. Elles exhortent les autorités à garantir un encadrement professionnel des manifestations et à privilégier le dialogue afin d’éviter toute escalade.
Selon plusieurs sources, un important dispositif sécuritaire pourrait être déployé dans les principaux points stratégiques de la capitale ainsi que dans certaines grandes villes du pays.