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Assemblée nationale : le groupe parlementaire Ensemble accuse l’Union sacrée de vouloir restaurer la dictature

Assemblée nationale : le groupe parlementaire Ensemble accuse l’Union sacrée de vouloir restaurer la dictature

Le groupe des députés nationaux de l’opposition, Ensemble, a accusé mercredi l’Union sacrée de la Nation, famille politique du Président de la République démocratique du…

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Par Albert-Raphael Ahindo Publié le 27/05/2026 à 20:46
3 min

Le groupe des députés nationaux de l’opposition, Ensemble, a accusé mercredi l’Union sacrée de la Nation, famille politique du Président de la République démocratique du Congo, de vouloir restaurer la dictature en réduisant les compétences constitutionnelles des provinces, lors d’une déclaration de boycott de l’examen et du vote des lois sur le référendum, lue par un représentant du groupe parlementaire de l’opposition.

« Attendu que l’objectif final de cette démarche est de modifier le nombre et la durée des mandats du Président de la République, ainsi que de réduire les compétences constitutionnelles des provinces afin de consacrer la dictature. Nous, députés nationaux membres du groupe parlementaire Ensemble, seul groupe parlementaire de l’opposition à l’Assemblée nationale, après avoir suivi le forcing en cours par la majorité au pouvoir, coalition de l’Union sacrée de la Nation, pour changer la Constitution en violation des articles 219 et 220, avons observé que l’examen et le vote de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo ne constituent qu’une étape vers la réalisation de ce dessein macabre », a déclaré Christian Mwando, président de ce groupe parlementaire.

Si l’on en juge par les propos de M. Mwando, « une grande partie du pays est occupée par les rebelles, l’armée rwandaise et les terroristes ADF, ayant causé des millions de morts, de réfugiés et de déplacés de guerre dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Haut-Uele ; vu que deux provinces de la République démocratique du Congo, le Nord-Kivu et l’Ituri, sont sous état de siège, considérant que les attentes de nos populations portent sur l’intégrité du territoire, la paix, l’unité nationale et la marche vers le développement ».

Selon ce groupe, le changement de la Constitution, du reste interdit, dont la proposition de loi sur le référendum actuellement sous examen ne constitue qu’une étape préliminaire et suicidaire pour l’unité du pays, le groupe parlementaire Ensemble suspend sa participation aux travaux de l’Assemblée nationale relatifs à la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum ».

Notons par ailleurs que le groupe parlementaire Ensemble, en sa qualité d’opposition institutionnelle, a demandé au Président de la République, garant de la Constitution, d’arrêter ces initiatives qui, selon lui, tendent à légitimer la rébellion dans la partie Est du pays.

L’ancien collaborateur de Moïse Katumbi a également invité le peuple congolais à s’opposer à ce projet qu’il qualifie de « macabre et dangereux » pour la survie de la Nation, tout en affirmant que la démarche en cours constitue un complot contre la Constitution de la RDC et un risque de consécration de la balkanisation du pays.

M. Nsimba a indiqué également que son groupe parlementaire a laissé le régime du Président Félix Tshisekedi « seul devant sa conscience et devant l’histoire pour assumer les conséquences qui découleraient de ces actes préparés en vue de violer la Constitution ».

Ce boycott a également été observé du côté de l’opposition républicaine,au sein de la formation politique NOGEC, de Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux, selon plusieurs témoignages.

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