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La question de la révision ou du changement de la Constitution continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. Entre majorité au pouvoir, opposition…
La question de la révision ou du changement de la Constitution continue d’alimenter les débats en République démocratique du Congo. Entre majorité au pouvoir, opposition politique et organisations de la société civile, les positions restent divergentes sur cette problématique jugée sensible pour l’avenir du pays.
Réagissant à cette actualité au cours d’un entretien accordé à Congo Presse.cd, Paul-Wetcho Ledjambi a plaidé pour un débat responsable, fondé sur l’intérêt général plutôt que sur les émotions ou les intérêts politiques.
Pour le coordonnateur de la structure REPIMA-PAWELOLE et défenseur des droits de l’homme, toute réforme constitutionnelle doit avant tout refléter la volonté du peuple, considéré comme le souverain primaire et détenteur du pouvoir légitime.
Toutefois, il soulève plusieurs préoccupations concernant l’initiative portée par certains acteurs politiques.
Paul-Wetcho Ledjambi s’interroge notamment sur l’existence d’un mécanisme réellement indépendant et impartial capable de conduire ce processus en toute transparence.
Il remet également en question la crédibilité de la démarche ainsi que sa pertinence face aux attentes réelles de la population congolaise.
« Qu’il s’agisse de l’actuelle Constitution ou d’une éventuelle nouvelle Constitution, le peuple doit s’y retrouver et se reconnaître dans le texte final », a-t-il déclaré.
Selon lui, la Constitution demeure l’acte fondateur de la nation et doit, à ce titre, inspirer confiance à l’ensemble des citoyens tout en garantissant la justice sociale.
Par cette prise de position, Paul-Wetcho Ledjambi entend interpeller la conscience nationale sur un débat qu’il considère comme déterminant pour l’avenir et la stabilité du pays.