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Une nouvelle vague de tensions anti-migrants inquiète plusieurs communautés étrangères en Afrique du Sud. Des groupes hostiles aux migrants auraient fixé un ultimatum au 30…
Une nouvelle vague de tensions anti-migrants inquiète plusieurs communautés étrangères en Afrique du Sud. Des groupes hostiles aux migrants auraient fixé un ultimatum au 30 juin pour le départ des étrangers du pays, selon plusieurs témoignages relayés sur les réseaux sociaux.
Une vidéo devenue virale sur Facebook montre notamment un Sud-Africain avertissant un ressortissant congolais de quitter le territoire avant cette date, sous peine de possibles représailles. Ces messages sont attribués à un mouvement anti-migrants connu sous le nom de « March and March ».
Contacté par la rédaction de Congo Presse, un ressortissant congolais vivant à Johannesburg a confirmé un climat de tension, tout en précisant que la population sud-africaine reste divisée sur cette question.
« Ils ont accordé un délai jusqu’au 30 juin, mais tous les Sud-Africains ne sont pas d’accord avec cela, car eux-mêmes sont divisés sur cette question. Nous attendons de voir ce qui pourrait arriver le 30 juin. J’ai vu que l’ambassade du Ghana organisait des rapatriements, mais, jusque-là, notre ambassade n’a encore communiqué aucune information », a-t-il déclaré.
Selon ce témoignage, la situation demeure relativement calme à Johannesburg, où les forces de l’ordre procèdent principalement à des contrôles de documents visant les personnes en situation irrégulière.
« À Johannesburg, la situation n’est pas vraiment tendue. Il y a cependant plusieurs barrages policiers sur les routes pour des contrôles de documents. Les policiers arrêtent uniquement les personnes en situation irrégulière. Mais ces menaces sont davantage visibles à Durban que dans d’autres provinces », a-t-il ajouté.
Les tensions seraient particulièrement signalées dans la province du KwaZulu-Natal, notamment dans la ville de Durban, où des discours xénophobes circulent régulièrement.
Notre source affirme par ailleurs que les groupes anti-migrants ne font pas de distinction entre étrangers en situation régulière et irrégulière.
« Selon ces groupes anti-migrants, tous les étrangers doivent quitter le pays, qu’ils soient en règle ou non. Mais le gouvernement, à travers la police, n’arrête que les personnes en situation irrégulière. Aujourd’hui encore, j’ai subi trois contrôles policiers. À chaque fois, après présentation de mes documents, ils m’ont laissé passer sans problème », a-t-il expliqué.
Selon notre source, ces groupes anti-migrants justifient leurs actions par l’augmentation du taux de criminalité et du chômage dans certaines régions d’Afrique du Sud. D’après lui, ces mouvements accusent les étrangers d’être responsables de l’insécurité et de la forte concurrence sur le marché de l’emploi. C’est pourquoi ils réclament le départ de tous les migrants, qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière.