En République démocratique du Congo (RDC), les députés ont commencé l’examen des différents accords signés à Washington en 2025. Deux textes sont à l’étude : l’accord…
En République démocratique du Congo (RDC), les députés ont commencé l’examen des différents accords signés à Washington en 2025. Deux textes sont à l’étude : l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda et l’accord de partenariat stratégique RDC-États-Unis. Après une première journée de débat ce 13 avril, les deux documents ont été déclarés « recevables » par les élus.
Les deux projets de loi qui vont encadrer la ratification des deux accords ont été déclarés recevables à une grande majorité des voix : 346 voix pour, 7 contre, et 2 abstentions. Le débat a été assez court ce lundi.
La ministre des Affaires étrangères de RDC, Thérèse Wagner, a été entendue, puis quelques députés ont pris la parole. Plusieurs élus, dont certains de l’opposition, ont insisté sur la nécessité de transparence, de vigilance parlementaire et du respect strict des engagements. Enfin, une motion a été déposée pour mettre fin au débat. Motion adoptée. Le vote a donc eu lieu dans la soirée.
Les deux textes vont désormais partir en commission mixte – Assemblée nationale et Sénat – pour 24 heures. L’accord de partenariat stratégique doit, lui, être examiné par la commission Relations extérieures et Ecofin. Le texte signé avec le Rwanda doit, pour sa part, passer par la commission Relations extérieures, défense et sécurité. Puis, ce sera retour devant les parlementaires avant l’adoption définitive par les deux chambres.
Il n’y a pas beaucoup d’enjeu sur ce vote puisque le Parlement est largement dominé par la coalition au pouvoir et que ces deux textes sont aujourd’hui au cœur de la diplomatie congolaise.
Deux accords ont été signés ces derniers mois par les autorités congolaises : une déclaration de principes, à Doha, par l’AFC/M23 et le gouvernement de Kinshasa, définissant des engagements pour un cessez-le-feu, et un accord « pour la paix et la prospérité », entériné en décembre à Washington par la RDC et le Rwanda.
Washington et Kinshasa sont également engagés dans un partenariat autour des ressources minières stratégiques, cruciales notamment pour l’industrie électronique mondiale et dont le sous-sol congolais regorge.