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Le Sénégal traverse une phase de recomposition politique accélérée au sommet de l’État. En moins de 72 heures, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été…
Le Sénégal traverse une phase de recomposition politique accélérée au sommet de l’État. En moins de 72 heures, l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu président de l’Assemblée nationale, à la faveur d’un basculement interne du pouvoir législatif dominé par le PASTEF.
Tout commence le 22 mai 2026, lorsque le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, met fin aux fonctions de son Premier ministre, pourtant issu du même camp politique. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein du pouvoir, sur fond de divergences concernant la conduite des réformes économiques et institutionnelles.
Dans la foulée, la majorité parlementaire contrôlée par le PASTEF engage une rapide réorganisation. Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, figure montante du parti, annonce sa démission le 24 mai, ouvrant la voie à une nouvelle élection au perchoir.
Cette vacance à la tête de l’institution déclenche une recomposition immédiate des équilibres au sein de l’hémicycle. Le nom d’Ousmane Sonko, déjà député et leader politique incontournable du parti majoritaire, s’impose rapidement comme candidat de consensus.
Ce mardi 26 mai 2026, les députés procèdent au vote : Ousmane Sonko est élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 165, confirmant l’emprise du PASTEF sur le pouvoir législatif.
Cette séquence marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise. Écarté de la Primature, Sonko conserve néanmoins un levier institutionnel stratégique en prenant la tête du Parlement, deuxième institution de l’État.
Au-delà d’un simple réaménagement interne, cette évolution révèle une redéfinition des rapports de force au sommet du pouvoir sénégalais, désormais partagé entre la présidence de Bassirou Diomaye Faye et une Assemblée nationale largement acquise à Ousmane Sonko.