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Alors que l’Est de la République démocratique du Congo demeure en proie à une instabilité chronique, l’initiative de l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki en faveur d’un dialogue inclusif a été sèchement rejetée par le gouvernement congolais. Kinshasa estime que cette proposition, bien que portée par une figure historique de la médiation africaine, est « informelle et inopportune ».
Dans une interview relayée par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, les autorités congolaises rappellent que seuls les processus de paix actuellement en cours — notamment ceux de Washington et de Doha — sont reconnus comme cadres légitimes de règlement du conflit.
À ce titre, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, et le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, François Beya, ne donneront pas suite à l’invitation de Mbeki.
Pour mémoire, Thabo Mbeki avait joué un rôle majeur dans la conclusion de l’accord global et inclusif issu du dialogue de Sun City (2002-2003), qui mit fin à la deuxième guerre du Congo.
Ali Biayi