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La controverse autour du projet de révision constitutionnelle continue d’alimenter les tensions entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo. Après le sit-in…
La controverse autour du projet de révision constitutionnelle continue d’alimenter les tensions entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo.
Après le sit-in qui a dégénéré, faisant plusieurs blessés parmi les manifestants ainsi que deux morts au sein du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) de Martin Fayulu, la coalition de l’opposition C64, regroupant Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund et Ados Ndombasi, a annoncé l’organisation d’une nouvelle manifestation nationale le 8 juillet prochain.
La décision a été prise à l’issue d’une réunion stratégique tenue le mardi 16 juin au siège du parti Alliance pour le Changement (A.Ch) de Jean-Marc Kabund. Les organisateurs prévoient un rassemblement devant le Palais de la Nation pour réclamer la démission du président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de trahison.
Réagissant à cet appel, le secrétaire adjoint de l’Union des Démocrates Patriotes (UDP), Maxi Kitoko, estime que cette démarche s’inscrit dans une logique de « violence institutionnelle », dans la mesure où le mandat du chef de l’État est toujours en cours.
« Ils sont à côté de la plaque, d’autant plus que le mandat du président de la République, Félix Tshisekedi, n’est pas encore arrivé à son terme. Le président de la République a été légalement élu par le peuple congolais. Par conséquent, cet appel constitue une violence contre les institutions de l’État », a-t-il déclaré.
Maxi Kitoko a également appelé les autorités compétentes à ne pas autoriser cette manifestation, qu’il qualifie de « théâtre politique ».
« Notre parti, l’Union des Démocrates Patriotes, cher au président Wilson Pongo Walelu et dirigé par la secrétaire générale Mujinga Mpinga Ben Yair, demande aux autorités compétentes, notamment au ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani, de rejeter cette marche qui ne respecte pas les dispositions légales », a-t-il affirmé.
Au nom de son parti, Maxi Kitoko a par ailleurs réitéré son soutien au président Félix Tshisekedi et à son projet de révision constitutionnelle.
« Nous respectons le droit de l’opposition à manifester, lequel est garanti par la Constitution, qui, d’ailleurs, sera bientôt révisée », a-t-il rappelé.
Il convient de noter que l’Union des Démocrates Patriotes (UDP), formation politique de Wilson Pongo Walelu dirigée par sa secrétaire générale Mujinga Mpinga Béni, fait partie des alliés du pouvoir en place et soutient les initiatives du président Félix Tshisekedi, notamment le projet de révision constitutionnelle.