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Le bilan de la journée du 12 juin au Palais du Peuple continue de susciter l’indignation. L’ASADHO a officiellement exigé ce lundi 15 juin, l’ouverture…
Le bilan de la journée du 12 juin au Palais du Peuple continue de susciter l’indignation. L’ASADHO a officiellement exigé ce lundi 15 juin, l’ouverture d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur la dispersion violente du sit-in organisé par la coalition C64. Ce regroupement, composé de partis politiques et d’organisations de la société civile, manifestait son opposition farouche à tout changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon les éléments rapportés par l’association de défense des droits de l’homme, l’intervention pour disperser les manifestants a été d’une rare brutalité. Des unités de la Police nationale congolaise (PNC), appuyées par des membres présumés de la « Force du Progrès » une organisation affiliée à l’UDPS, le parti présidentiel auraient fait usage de balles réelles, de gaz lacrymogènes et d’armes blanches.
Des leaders de l’opposition grièvement blessés
Cette répression a laissé des traces au sein de l’état-major de l’opposition. Plusieurs figures de proue de la contestation, notamment Martin Fayulu, Delly Sesanga et Jean-Marc Kabund, ont été grièvement blessées lors de ces affrontements. L’ASADHO évoque également des pertes en vies humaines, bien que leur nombre exact reste, à ce stade, indéterminé.
Au-delà des violences physiques, l’organisation dénonce un « traitement discriminatoire » de la part des autorités. L’ASADHO rappelle ainsi que des marches de soutien au pouvoir s’étaient tenues sans aucun incident aux abords du Palais du Peuple, là où l’opposition a été réprimée. Face à ce constat, l’association rejette l’enquête promise par le gouvernement, estimant qu’elle ne garantit pas l’impartialité nécessaire pour établir les responsabilités dans ces événements tragiques.