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L’opposition C64, composée notamment de Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund et Ados Ndombasi, a organisé vendredi 12 juin dernier un sit-in devant le Palais…
L’opposition C64, composée notamment de Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund et Ados Ndombasi, a organisé vendredi 12 juin dernier un sit-in devant le Palais du peuple pour protester contre le projet de révision constitutionnelle initié par le régime en place.
La manifestation a été marquée par des affrontements ayant fait plusieurs blessés. Selon l’ECiDé, parti politique de l’ancien candidat à la présidentielle Martin Fayulu, deux militants auraient perdu la vie lors de la dispersion du rassemblement par les forces de l’ordre.
Face à cette situation, Maxi Kitoko, secrétaire adjoint du parti politique Union des Démocrates pour le Progrès (UDP), a dénoncé le comportement de l’opposition, qu’il accuse d’avoir recouru à la violence contre la police et de ne pas avoir respecté les règles encadrant les manifestations publiques.
« En tant que membre de la majorité au pouvoir, je tiens à rappeler que la République démocratique du Congo est un État de droit où les libertés publiques, notamment la liberté d’expression et de manifestation pacifique, sont garanties par la Constitution. Toutefois, les forces de l’ordre ont également pour mission de maintenir l’ordre public, de protéger les personnes et les biens, et de faire respecter les lois de la République.
Si des incidents ont été constatés lors de ce sit-in, notamment en raison du comportement de certains membres de la C64, il appartient aux autorités compétentes d’en établir les circonstances exactes », a-t-il déclaré.
Maxi Kitoko appelle par ailleurs les acteurs politiques de l’opposition au respect des droits garantis par la Constitution, afin d’éviter tout dérapage lors de leurs activités susceptibles, selon lui, de ternir l’image du pays.
« Chaque situation doit être examinée objectivement et dans son contexte. S’il existe des préoccupations ou des dysfonctionnements, les mécanismes prévus par la loi et les institutions de la République permettent de les traiter. Notre priorité reste la préservation de la paix. Lorsqu’on souhaite mobiliser à l’échelle nationale, il est important de respecter l’ordre établi. Nous ne sommes pas dans un royaume. Le gouvernement a accordé à l’opposition le droit de manifester », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Maxi Kitoko a réaffirmé son soutien au projet de révision constitutionnelle initié par le régime en place. Il s’appuie notamment sur l’article 218 de la Constitution comme fondement juridique de cette démarche.
« Aucune Constitution n’est figée pour l’éternité. Les sociétés évoluent, les défis changent, et les institutions doivent parfois être adaptées pour mieux répondre aux attentes de la population. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Constitution prévoit elle-même des mécanismes de révision.
L’article 218 de la Constitution encadre la procédure de révision constitutionnelle et précise que l’initiative peut émaner du Président de la République ou d’autres acteurs habilités par la loi. Aujourd’hui, le régime en place ne cherche pas à modifier la Constitution pour des intérêts particuliers, mais à ouvrir un débat national sur l’adaptation de certaines dispositions aux réalités actuelles du pays.
Depuis son adoption, la RDC a connu de nombreuses évolutions politiques, institutionnelles et sécuritaires. Il est donc légitime de s’interroger sur l’efficacité de certains mécanismes afin de renforcer la gouvernance, la stabilité et le développement », a-t-il expliqué.
Il convient de rappeler que le parti Union des Démocrates pour le Progrès est dirigé par son président national Mpongo Walelu Wilson, qui soutient les actions du président de la République, Félix Tshisekedi.