À la une
Ville morte contre marche de soutien : Kinshasa au bord d’une journée explosive ce 3 juin
OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ville morte contre marche de soutien : Kinshasa au bord d’une journée explosive ce 3 juin

La capitale congolaise s’apprête à vivre une journée sous haute tension. À l’approche du 3 juin, l’opposition regroupée au sein de la coalition C64 et…

E
Par Elohim Mfinda Publié le 01/06/2026 à 09:28
2 min

La capitale congolaise s’apprête à vivre une journée sous haute tension. À l’approche du 3 juin, l’opposition regroupée au sein de la coalition C64 et le pouvoir en place favorables à la révision constitutionnelle annoncent chacun des actions de mobilisation qui pourraient transformer cette date en un véritable test de force politique.

D’un côté, la C64 appelle à une opération « ville morte » pour protester contre la gouvernance actuelle et s’opposer à toute initiative visant à modifier la Constitution de 2006. De l’autre, des organisations proches de la majorité présidentielle prévoient une marche de soutien à la réforme institutionnelle défendue par le pouvoir.

À travers cette journée « ville morte », les leaders de l’opposition entendent démontrer leur capacité de mobilisation et exprimer leur rejet du projet de réforme constitutionnelle. Les organisateurs invitent les citoyens à rester chez eux, à fermer commerces et marchés, et à suspendre leurs activités afin de marquer leur désaccord avec ce qu’ils considèrent comme une menace pour les acquis démocratiques du pays.

Selon eux, toute modification de la Constitution dans le contexte actuel pourrait remettre en cause les équilibres institutionnels établis depuis près de deux décennies.

Face à cette initiative, les partisans du pouvoir entendent également occuper l’espace public. Plusieurs mouvements de soutien à la majorité ont annoncé une marche populaire destinée à défendre la réforme envisagée et à dénoncer ce qu’ils qualifient de campagne de désinformation menée par l’opposition.

Pour les défenseurs du projet, la révision constitutionnelle vise à adapter certaines dispositions aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles du pays.

 

Des craintes de tensions dans la capitale

 

La concomitance de ces deux mobilisations suscite des inquiétudes. À Kinshasa, où les manifestations politiques ont souvent été marquées par des tensions entre militants et forces de sécurité, plusieurs observateurs redoutent des incidents ou des affrontements.

Des organisations de la société civile appellent à la responsabilité des acteurs politiques et au respect des libertés publiques. Elles exhortent les autorités à garantir un encadrement professionnel des manifestations et à privilégier le dialogue afin d’éviter toute escalade.

Selon plusieurs sources, un important dispositif sécuritaire pourrait être déployé dans les principaux points stratégiques de la capitale ainsi que dans certaines grandes villes du pays.

Plus dans actualité