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Mbandaka replonge dans la peur. Ce vendredi soir, Jean-Marie Bofola, étudiant en D3 Médecine à Université de Mbandaka, a été grièvement blessé par balle devant…
Mbandaka replonge dans la peur. Ce vendredi soir, Jean-Marie Bofola, étudiant en D3 Médecine à Université de Mbandaka, a été grièvement blessé par balle devant sa propre parcelle sur l’avenue Lalia, après un accrochage signalé entre des éléments de la Police Nationale Congolaise / GMI et de la Garde Républicaine.
Selon notre source, des hommes armés identifiés comme des éléments de la Garde Républicaine ont quitté le lieu de l’affrontement pour se diriger vers l’avenue Lalia, située à près de 1,5 kilomètre. Sur place, ils auraient ouvert le feu sur deux jeunes se trouvant devant leur domicile. Trois détonations ont retenti. Jean-Marie Bofola s’est écroulé, atteint par balle, tandis que son petit frère a échappé de justesse à la mort en se réfugiant dans la maison familiale.
Pendant que la victime lutte pour sa survie à Hôpital Général de Wangata, une question révolte l’opinion : jusqu’à quand la population de Mbandaka continuera-t-elle à vivre sous la menace des armes censées la protéger ?
Cet événement dramatique remet brutalement en cause la gestion sécuritaire de l’exécutif provincial. Depuis plusieurs mois, les habitants dénoncent la multiplication des abus, des tirs incontrôlés et l’absence de mesures fermes pour protéger les civils. Pourtant, les autorités provinciales continuent d’afficher un silence inquiétant face aux dérapages répétés des hommes en uniforme.
Comment expliquer qu’après un accrochage entre services de sécurité, des hommes armés puissent circuler librement dans des quartiers résidentiels et tirer sur des citoyens sans défense ? Où est l’autorité de l’État ? Où sont les mécanismes de contrôle ? Et surtout, qui protège réellement la population aujourd’hui ?
Le plus troublant dans cette affaire est que, selon plusieurs témoignages, les présumés auteurs seraient connus dans le quartier et habiteraient la même avenue. Malgré cela, les habitants craignent que ce dossier rejoigne la longue liste des crimes sans justice qui alimentent l’impunité dans la province.
La population attend désormais des actes concrets et non des communiqués de circonstance. Les auteurs de cette fusillade doivent être identifiés, arrêtés et traduits devant la justice. Car lorsqu’un étudiant est abattu devant sa maison par ceux qui portent les armes de la République, c’est toute la crédibilité des institutions sécuritaires provinciales qui vacille.