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Depuis plusieurs années, Afrique du Sud est le théâtre de mouvements anti-immigrés qui suscitent de vives inquiétudes à travers le continent africain. Parmi eux, l’«…
Depuis plusieurs années, Afrique du Sud est le théâtre de mouvements anti-immigrés qui suscitent de vives inquiétudes à travers le continent africain. Parmi eux, l’« Opération Dudula » est l’un des plus médiatisés et revient au centre de l’actualité en 2026, notamment en lien avec la situation des ressortissants congolais.
L’Opération Dudula est un mouvement social et politique dont le nom signifie, en langue zouloue, « faire partir par la force ». Il est principalement composé de citoyens sud-africains qui affirment lutter contre la présence d’étrangers, qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière.
Ses actions se traduisent notamment par : des contrôles d’identité dans les quartiers et les lieux publics ; des expulsions de commerçants étrangers ; des blocages d’accès à certains services publics, comme les écoles ou les cliniques ; des campagnes contre l’emploi des migrants.
Ce mouvement est souvent accusé d’alimenter la xénophobie dans un pays marqué par un taux de chômage élevé et de fortes inégalités sociales.
Cette situation inquiète particulièrement les migrants africains. Selon plusieurs rapports récents, les tensions liées à ces mouvements touchent surtout les ressortissants du continent, dont ceux de la République démocratique du Congo. Des cas de harcèlement, de violences et d’intimidation ont été signalés dans certaines provinces, alimentant un climat de peur au sein des communautés étrangères.
Par ailleurs, des organisations et autorités locales rappellent régulièrement que ces actions fragilisent la cohésion sociale et accentuent les divisions entre communautés.
En mai 2026, la situation a pris une dimension diplomatique. Le gouvernement de la RDC a exprimé sa préoccupation face à la montée des actions liées à Dudula et affirme suivre de près la situation de ses ressortissants en Afrique du Sud.
Les autorités congolaises appellent ainsi leurs citoyens vivant en Afrique du Sud à faire preuve de vigilance : éviter les zones sensibles, limiter les déplacements non essentiels et respecter strictement les consignes de sécurité.
Malgré ces tensions, la priorité de la RDC demeure la protection de ses citoyens à l’étranger ainsi que la prévention de nouveaux cas de violence.