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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré mercredi 6 mai à Kinshasa que les élections générales prévues en 2028 pourraient…
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a déclaré mercredi 6 mai à Kinshasa que les élections générales prévues en 2028 pourraient ne pas être organisées si la guerre dans l’Est de la RDC persiste. Lors d’une conférence de presse devant les médias nationaux et internationaux, le chef de l’État a affirmé que la priorité demeure le rétablissement de la paix dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, touchées par les affrontements armés et l’occupation de plusieurs localités par les rebelles du M23.
Selon Félix Tshisekedi, le gouvernement dispose des moyens financiers nécessaires pour organiser les scrutins, mais il estime impossible de tenir des élections sans la participation des populations vivant dans les zones sous occupation. Le président congolais a comparé la situation de la RDC à celle de l’Ukraine, où les élections ont également été reportées en raison du contexte sécuritaire. Il a par ailleurs insisté sur le fait qu’il ne cherche pas à se maintenir au pouvoir, affirmant vouloir continuer à servir le pays jusqu’à la fin de son mandat.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique déjà marqué par des débats autour d’une éventuelle révision constitutionnelle et de la question d’un troisième mandat présidentiel. Plusieurs acteurs politiques et observateurs craignent que la persistance de l’insécurité dans l’Est serve de justification à un éventuel report du calendrier électoral. De leur côté, les autorités congolaises soutiennent que la restauration de la souveraineté nationale reste une condition essentielle pour garantir des élections crédibles et inclusives sur l’ensemble du territoire.