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Lors de sa conférence de presse organisée ce mercredi, 6 mai à Kinshasa, le Président de la République Félix Tshisekedi est revenu sur la détérioration…
Lors de sa conférence de presse organisée ce mercredi, 6 mai à Kinshasa, le Président de la République Félix Tshisekedi est revenu sur la détérioration de ses relations avec son prédécesseur , qualifiant cette rupture politique de « gâchis pour l’histoire du pays ».
Évoquant l’alternance pacifique de 2019, une première dans l’histoire politique récente de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a regretté que cette expérience historique ait été fragilisée par les dissensions entre les deux anciens alliés.
Selon lui, cette transition démocratique représentait un symbole fort pour le pays et pour les générations futures. Il estime toutefois que les divergences apparues au fil du temps ont fini par briser cette dynamique.
« Nous n’avions pas le droit de détruire un tel héritage historique. Aujourd’hui, les générations futures retiendront malheureusement que celui qui avait contribué à cette alternance pacifique est aussi devenu le fossoyeur de cette œuvre », a déclaré le président congolais.
Le Chef de l’État accuse notamment le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de Joseph Kabila, d’avoir boycotté les élections de 2023 afin de pousser le pouvoir à organiser un dialogue politique.
Félix Tshisekedi a également révélé que les échanges entre les deux hommes se sont progressivement interrompus, alors qu’ils entretenaient auparavant un canal de communication direct.
« Avant chacun de ses déplacements, il prenait le soin de m’informer. Mais cette fois, il a quitté le pays clandestinement sans aucune communication », a-t-il affirmé.
Le président de la République a rappelé avoir invité Joseph Kabila à sa cérémonie d’investiture en 2024, précisant que l’ancien chef de l’État avait répondu par l’intermédiaire de sa porte-parole sur les réseaux sociaux.
Abordant la question des sanctions américaines visant Joseph Kabila, il a estimé qu’elles étaient fondées au regard de certaines actions qu’il considère contraires aux intérêts de la RDC et de ses partenaires internationaux.
Cette prise de parole relance le débat sur les relations désormais conflictuelles entre les deux figures majeures de la scène politique congolaise, autrefois alliées dans le cadre de la première passation pacifique du pouvoir en RDC.